Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Salon aux Champs : à chaque exploitation correspond une ou plusieurs légumineuses fourragères !

Avec plus de 20 légumineuses annuelles et une dizaine de légumineuses pérennes, le choix est large et nécessite une connaissance fine pour bien choisir ces produits.

© FD CUMA

Pour autant, tout n’est pas joué ! pour bien tirer profit de ces cultures, il faut savoir bien les implanter et bien les récolter. Ce sont des enjeux que chaque producteur a en tête et pour lesquels les réponses peuvent être collectives. Enfin, ce sont au final des fourrages qui sont valorisés par des animaux, à condition de tenir compte des qualités nutritionnelles.

La luzerne, la légumineuse qui cache la diversité de l’offre
Sainfoin, lotier, vesce, trèfles aux couleurs variées (violet, blanc, incarnat…) d’origine diverse (de Micheli, de Perse, d’Alexandrie…) ou de noms plus poétiques que déterminants (flèche, balansa, souterrain, tous ces noms cachent une grande diversité de comportement ! la durée de vie peut aller de 6 mois à 10 ans, la tolérance au gel est bonne. Certains correspondent à des terrains acides d’autres à des terrains basiques. Certains aiment des conditions séchantes ou sont tolérants à la salinité.

Préserver les feuilles par un itinéraire de fauche adapté
Récolter les légumineuses fourragères et notamment les luzernes, c’est trouver un compromis entre vitesse de dessiccation pour profiter d’une fenêtre météo plus ou moins longue et préserver la valeur alimentaire. Le bon compromis conservation / valeur alimentaire pour des petits chantiers est 50% de MS. Le choix du matériel mais aussi la technique de fauche et d’andainage à mettre en œuvre sont déterminantes. Les 4 ha de luzerne du site serviront de supports à de nombreuses démonstrations de matériel mais aussi d’échange avec les conseillers et techniciens.

Semer sous couvert pour protéger et optimiser la production fourragère
Banal à dire mais une bonne luzerne est d’abord une luzerne bien implantée. Préparer une terre fine en surface, inoculer le sol avec des bactéries, gérer la fertilisation phospho-potassique et le désherbage à la levée sont des points de vigilance clé. Plus une plante est pérenne, plus elle met du temps à s’installer, ce qui peut parfois poser des problèmes de concurrence avec les adventices. Le semis des légumineuses sous couvert d’une céréale à paille permet de garantir une production de fourrage ou de graine tout en laissant la légumineuse s’implanter tranquillement. Elle sera prête à se développer lorsque la culture support (en général avoine ou orge semée à faible dose) aura été récoltée.
Le salon aux champs 2017 mettra donc en valeur les techniques et les expériences de groupe.

La luzerne cultive le collectif et fait son tour de France au salon !

L’étude Luz’Co a permis d’identifier au niveau national plus de 20 démarches collectives remarquables créées ou en réflexion sur les légumineuses fourragères. Que ce soit pour implanter les légumineuses, pour les récolter, pour les sécher, mais aussi sur les mélanges riches en légumineuses, le collectif peut être une formule pour répondre à ces questions en y trouvant de la sécurité, de l’émulation et de l’optimisation économique. Des représentants de 4 démarches viendront témoigner de leur projet collectif au salon aux champs, de leur parcours (les étapes clés) mais aussi des questions encore en cours ! Ce tour de France au salon passera par la Dordogne (projet de séchage en botte en CUMA), les monts du Lyonnais (expérimentation et transmission autour des questions d’assolement et de chaine de récolte par des éleveurs), la Touraine (autonomie protéique par l’expérimentation de divers mélanges de protéagineux) et l’Oise (développer les surfaces de légumineuses en bassin de captage avec un séchoir adossé sur un méthaniseur).
Et chaque jour du salon, un débat avec des experts de la récolte de 15h30 à 16h30 : Conférence « récolte et valorisation des légumineuses fourragères » avec Anthony Uijttewaal (ingénieur « agronomie et récolte des fourrages », Arvalis) et Eric Juncker (projet Massaï, récolte fractionnée des tiges et feuilles de luzerne). A noter dans votre programme de visite.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Ludovic Blin Président de la section laitière régionale de la FRSEA Normandie “ Et maintenant ? ”
A l’heure où le déconfinement s’organise progressivement sur le territoire français, le secteur laitier dresse un premier bilan…
En attendant les JO, Éric Delaunay tire les corvidés
Dans le département, la pression corvidés se fait sentir. Pour y remédier, le tir est autorisé, même en période de confinement. À…
Publicité