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Rencontre avec Jean-Christophe Moraud, préfet de l'Orne
Sangliers : la vigilance reste de mise à Gouffern et Longny

Sangliers, arrêté phyto, et situation économique des industries agro-alimentaires. Jeudi 12 septembre, à l'occasion d'un point presse, le préfet de l'Orne a répondu aux questions de l'Agriculteur Normand.

© AD

Sangliers ! La lutte continue
Il y a eu de gros efforts de prélèvement. En 2012/2013, 3 400 sangliers ont ainsi été abattus, contre 2 600 en 2011/2012. La pression de chasse a été particulièrement importante, dans les secteurs problématiques de l'Est du département. Après un travail très fin d'évaluation des populations, nous avons décidé de retirer le sanglier des espèces classées nuisibles, dans le massif de Saint-Evroult. Le sanglier reste classé nuisible dans les massifs de Longny et Gouffern, où les concentrations restent élevées. Nous y avons procédé à une ouverture anticipée de la chasse. La lutte contre le sanglier est avant tout une mesure de sécurité routière, mais je constate aussi que les indemnisations des dégâts occasionnés aux agriculteurs, ont atteint un montant très élevé en 2012/2013, avec 300 000 EUR de dommages attribués aux sangliers. Les mesures de l'an passé ont porté leurs fruits, mais si je constate que la pression de chasse se relâche, je n'hésiterai pas à procéder à des battues administratives, y compris en période de chasse.

Un arrêté phyto "un peu durci"
Comme 37 départements français, l'Orne a décidé d'appliquer un arrêté phyto, "un peu durci". C'est le sens de l'histoire, et cela répond à un problème ornais et à une cohérence de bassin. L'arrêté s'applique à tous les utilisateurs de produits phytosanitaires, particuliers, agriculteurs, collectivités et entrepreneurs. Autour des zones non traitées (ZNT) définies dans l'arrêté de 2011, nous allons privillégier la phase pédagogique, avec une phase répressive uniquement en situation d'excès. Concernant les ZNT de 2006, nous sommes dans une phase de contrôle de terrain et de répression.

Economie : redressement en vue
Nous constatons un redressement de l'économie ornaise, depuis le début de l'été, avec une reprise plus marquée que dans le reste de la France. En juillet-août, nous avons constaté une baisse de 2,5 % du nombre de chômeurs. Les entreprises reconstituent des stocks, on le voit sur le rythme des encaissements et décaissements de la TVA. Je crois que le tissu économique ornais est divers et que cela lui permet de mieux résister au contexte actuel.

Abattoirs, l'avenir appartient au secteur privé
Errosion des tonnages, baisse de la consommation, ...  Dans le grand-Ouest, les abattoirs doivent faire face à un contexte difficile, surtout parce qu'ils sont en surcapacité, avec des frais-fixes qu'il leur est difficile de diluer dans les volumes. Il y a trop d'outils, c'est aussi de là que provient leur déficit de compétitivité. Les acteurs privés sont bien incapables de se mettre d'accord pour parvenir à fonctionner à 100 %. S'ils l'avaient fait, nous n'en serions pas arrivé au cas des abattoirs GAD, cet été, dans le Finistère. Dans l'Orne, nous avons  deux gros abattoirs bovins, l'un à Gacé, (Socopa), l'autre à Alençon (SELVI). Comme pour les autres abattoirs, le contexte ne leur est actuellement pas favorable, mais c'est plutôt dans la Manche, pour la filière porcine, que le secteur a rencontré de vraies difficultés. Nous avons aussi SNV, le 4e abattoir français de volaille, basé à  La Chapelle-d'Andaine. Je ne lui connaît pas de difficulté.

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