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Agire
"Se développer pour être compétitif"

A 18 mois de sa fusion dans Amélis, Agire présente un compte de résultat plutôt optimiste. Les dirigeants, eux, jouent la carte de l'international.

Légende photo 1 : Philippe Vasseur, ancien Ministre de l'Agriculture "Qui dit “coop”,  dit tout d’abord proximité".
Légende photo 1 : Philippe Vasseur, ancien Ministre de l'Agriculture "Qui dit “coop”, dit tout d’abord proximité".
© E.C.
“A l’avenir les coops devront se mettre en partenariat et fusionner pour être compétitives et opérationnelles”. Philippe Vasseur, ancien Ministre de l’Agriculture, vient de terminer son intervention axée sur la compatibilité d’un marché de plus en plus globalisé et la coopération. Pour lui, pas d'ambiguïté, elles ont toutes leur place face à la formidable compétition qui se jouent tous les jours dans les couloirs de la bourse. Qui dit “coop”, dit tout d’abord proximité. “Mais aussi non rachetables par des fonds de pensions ou des entreprises. D’ailleurs, face à ce monde globalisé, les gens, notamment les agriculteurs, veulent une notion de proximité”. Reste que des structures comme Agire, qui tenait son assemblée générale à Saint-Lô, lundi matin, doivent impérativement jouer la carte de l’efficacité et de la performance tout en dégageant une bonne rentabilité. “Celle qui ne se développe pas est appelée à disparaître”. En clair, définir une stratégie à moyen terme tout en jouant la carte du projet collectif. Fusion en 2008 Agire, coopérative d’insémination vit aujourd’hui ses dernières heures. Fin 2007, les actifs et les salariés seront apportés à Amélis avant la dernière grande étape, la fusion pure et simple des coopératives adhérentes en décembre 2008. La volonté d’Amélis est claire, grandir pour ne pas chuter et disparaître. D’ailleurs, cette union de coops représente aujourd’hui la taille du Danemark avec 600 000 doses bovines, 400 000 porcines, 450 000 échographies, 650 collectes d’embryons, 170 taureaux testés par an pour 18 000 adhérents. A la clé, un chiffre d’affaires de 30 millions d’euros. Toujours dans une optique de développement, un accord a été signé, le 18 avril dernier, avec CRI (groupe américain d’insémination). “En 2007, nous comptons exporter, en 2008 faire de la recherche et du développement en commun avant d’aller en 2009 vers les marchés asiatiques et russes”. Amélis joue aussi une autre carte, “trois autres coopératives européennes pourraient rejoindre notre réseau”. Triple exigence Jacques Coquelin, président de la coop, est sur la même longueur d’ondes que son directeur, Jean-Luc Guérin, “le nouveau projet Amélis entre AGIRE, CEIAM et Crehen, répond à une triple exigence. Tout d’abord concentrer les moyens pour conserver une entreprise agricole s’adaptant rapidement; organisation interne qui soient entièrement tournées vers le marché, les adhérents et les clients. Enfin, s’ouvrir à l'international en affirmant nos valeurs coopératives dans un marché de plus en plus concurrentiel et global”. Du côté d’Agire, les comptes sont plutôt bons avec un résultat de 216 794 euros contre 82 069 en 2005. Quant au fond de roulement, il représente 240 jours du CA 2006. Le testage a progressé en races normande et Prim’Holstein ainsi qu’en Charolais. En porcs, on note une baisse du chiffre d’affaires avec tout de même un objectif de croissance de 4% sur 2007. Enfin, sur les chevaux, Équitecnic, N°1 de la semence d’étalons de sport a été achetée.
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