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Futurs entrepreneurs de travaux agricoles
Se former avant d’entreprendre

Aucune formation spécifique n’est exigée pour s’afficher entrepreneur de travaux agricoles. L’ARETAR(1) invite cependant tout porteur de projet à décrocher le BCEDT (Brevet de Compétence des Entrepreneurs des Territoires).

Jean-Philippe Mesnil (président du CDFA) à Daniel Poulain (secrétaire adjoint de l’ARETAR) : “il y a des domaines dans lesquels on n’est pas nés et qu’il faut donc apprendre”.
Jean-Philippe Mesnil (président du CDFA) à Daniel Poulain (secrétaire adjoint de l’ARETAR) : “il y a des domaines dans lesquels on n’est pas nés et qu’il faut donc apprendre”.
© TG

Former par alternance des salriés et des responsables d’entreprises de travaux agricoles, acquérir une formation solide en droit et en gestion commerciale, maîtriser le management d’une équipe avec son volet juridique (...), le BCEDT (Brevet de Compétence des Entrepreneurs des Territoires) est un concours de niveau IV en cours d’homologation. Il se déroule sur 14 semaines réparties sur 2 ans au CFTA (Centre de Formation Technique par Alternance) de Montfort-sur-Meu en Ille-et-Vilaine. “L’objectif est de se former pour bien maîtriser le démarrage, le développement et la vie de son entreprise”, insiste Roger Gautier, vice-président d’EDT (Entrepreneur Des Territoires), véritable cheville ouvrière de ce cursus. “Une formation créée par les ETA pour les ETA”, résume-t-il. Car aussi étonnant qu’il soit pour un métier qui exige beaucoup de professionnalisme et un champ de connaissances étendu, aucune formation n’est exigée.
Une fois l’homologation du BCEDT acquise, la profession souhaiterait d’ailleurs la rendre obligatoire car “on ne s’improvise pas entrepreneur de travaux agricoles”, rebondit Jean-Philippe Mesnil, double casquette de président du CDFA (Comité de Formation Agricole et Rurale 14) et d’agriculteur, donc consommateur de services ETA, vissée sur la tête. 

11 promotions
11 promotions de 7 à 8 stagiaires sont aujourd’hui passées par les bancs du CFTA. Les conditions d’entrée ? “Avoir au moins une année d’activité dans le secteur des ETA, être de préférence titulaire d’un diplôme en agroéquipement ou machinisme, satisfaire à un entretien d’embauche et surtout être porteur d’un projet”, liste Michaël Genevée, formateur au CFTA de Montfort-sur-Meu. Un projet qui sera validé (voire invalidé), affiné et mûri à l’occasion de la formation. “On connaît très bien la mécanique mais le reste ?”, argumente Franck Séchet, ex-pensionnaire du CFTA désormais entrepreneur à St-Denis-sur-Sarthon (61). “J’ignorais le fonctionnement réel d’une entreprise. Je n’avais pas de compétences particulières en comptabilité(...). Cette formation m’a permis d’approfondir mes connaissances et de mesurer la viabilité de mon installation”, conclut-il.
Th. Guillemot
(1) : pour en savoir plus
sur le BCEDT, contactez
l’ARETAR Maison
des Entreprises BP14
50600 St-Hilaire-du-Harcouët
Tél. 02 33 79 33 72
Fax. 02 33 79 33 77
Courriel : alain.hierle@aretar.com
Site : www.aretar.com

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