Aller au contenu principal

Sécurite
Se sécuriser à moindre coût

Une grande majorité des agriculteurs ne possèdent pas ou peu d’équipements de protection individuelle. Afin d’y remédier, les FDSEA de Basse-Normandie ont lancé une campagne d’information et mis en place une commande groupée.

Si les équipements de protection individuelle sont obligatoires 
pour les salariés, Thierry Boisgontier confie les utiliser également : “j’estime que ma sécurité est tout aussi importante”.
Si les équipements de protection individuelle sont obligatoires
pour les salariés, Thierry Boisgontier confie les utiliser également : “j’estime que ma sécurité est tout aussi importante”.
© AN-HB
Protéger ses salariés grâce à des équipements de protection individuelle est obligatoire. Les FDSEA de Basse-Normandie ont proposé un achat d’équipements en commun. “L’objectif était d’acheter des produits de qualité et d’obtenir des prix négociés”, explique Mélanie Pacé, juriste à la FDSEA de l’Orne. Et d’ajouter : “s’équiper doit être une priorité, pas seulement pour éviter les amendes lors des contrôles mais pour se protéger”. Des propos corroborés par Thierry Boisgontier, agriculteur à Sept-Forges (61) : “j’ai toujours été sensible à la question de la sécurité, notamment dans la manipulation des produits toxiques. Bénéficier d’une commande groupée, c’est simple et rentable”

Des produits fiables et confortables


Plus d’une quinzaine d’exploitations ont pris part à cette commande. Une commande étudiée par un groupe d’agriculteurs (maraîchers, polyculture élevage, cidricole...) qui ont testé les produits. “J’ai acheté des bottes de sécurité, des gants, un tablier, un masque, des lunettes, un pantalon pour les travaux de tronçonneuse et un casque antibruit. Le matériel reçu est de très bonne qualité. Les gants ne se déchirent pas à la première utilisation et les odeurs des produits chimiques ne passent pas à travers le masque”, signale l’agriculteur. Les FDSEA ont misé sur des produits de qualité plutôt que sur les premiers prix. Autre qualité essentielle : le confort. Souvent les équipements de protection individuelle (EPI) ne sont pas utilisés car peu confortables et pas toujours compatibles avec les travaux de la ferme. “Je pourrais marcher toute la journée avec les bottes de sécurité vu leur légèreté et le masque ne tire pas sur le visage, ne laisse pas de marques rouges et l’on respire bien à l’intérieur”, rélève Thierry Boisgontier. “Certes, cela n’enlève pas le ridicule de la tenue mais la sécurité vaut bien quelques petites concessions”, sourit le producteur.     

Des prix attractifs


“La note n’était pas trop salée par rapport à notre sécurité ou à l’amende d’un contrôle. C’est un tout petit budget pour l’exploitation. La facture s’est élevée à 120 €”, précise Thierry Boisgontier. La moyenne de prix des commandes s’évalue entre 110 et 150 €. “D’autant que le matériel dure dans le temps, c’est une utilisation occasionnelle”

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Marie Lecardonnel n'a pas pu se séparer d'un morceau d'obus conservé dans une boîte recouverte de l'inscription "morceaux de bombe ou d'obus ramassé dans la cour par Clermont Lecardonnel".
[EN PHOTOS] A 101 ans, Marie Lecardonnel reste un témoin précieux
A 101 ans, Marie Gires Lecardonnel, retraitée du monde agricole à La Chapelle-Enjuger, a mis sur papier ses récits authentiques d…
Béatrice Caplet et Thierry Bizeul : "ce Bachelor agro permet d'acquérir diverses compétences relatives au management d'une exploitation agricole dans un contexte de transition. Il permet de développer ses compétences en stratégie d'entreprise et de pilotage de projet, de se préparer à accompagner et seconder des exploitants dans leur fonction de dirigeant".
Au Campus du lycée de Sées : un Bachelor agro à la rentrée
Un Bachelor agro (Entreprendre, Accompagner et Manager en agriculture) ouvre à la rentrée prochaine au Campus Terre et Avenir du…
"Je ne suis pas de ceux qui pensent tout connaître", remarque David Clavière, mardi 18 mai, à l'occasion d'une conférence de presse. Le nouveau préfet souhaite "trouver des moyens d'avancer avec du bon sens et du pragmatisme, en étant simple, transparent et direct".
David Clavière, nouveau préfet "de terrain et de proximité" dans le Calvados
David Clavière, 52 ans, est le nouveau préfet du Calvados. Il succède à Stéphane Bredin et il a pris ses fonctions le 18 mai…
Le Syndicat Charolais du Calvados organise sa troisième édition des portes ouvertes.
Le grand retour des portes ouvertes du syndicat Charolais du Calvados
Le Syndicat Charolais du Calvados organise sa troisième édition des portes ouvertes. Les rencontres ont lieu cette fois-ci sur…
La remise de La Croix de commandeur dans l'ordre du mérite agricole à Gilles Beaufils s'est faite en mairie de Moyon, mairie qu'il a côtoyée pendant plusieurs décennies.
Promu commandeur dans l'ordre du Mérite Agricole, Gilles Beaufils reste humble
À 84 ans, Gilles Beaufils, ancien maire de Moyon pendant 30 ans, a reçu des mains du député Philippe Gosselin, parrain pour l'…
"C'est marquant cette affluence qui ne cesse de croître", relève François Bruno, conseiller départemental.
Vachement Caen a peut-être trouvé la recette gagnante
L'Association Vachement Caen s'est réunie mardi 19 mai 2026. Entre le retour du concours départemental des Normandes, le…
Publicité