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Sébastien Amand : « la force de la FDSEA, c’est son réseau »

Questions au président de la FDSEA 50.

© SB

2017 va être une année élective syndicale. Ce conseil fédéral a donc toute son importante à quelques semaines des élections locales et cantonales ?
L’objectif du conseil fédéral est de redynamiser le réseau en s’appuyant sur ce qui a été fait, sur ce qui a bien marché et surtout donner des perspectives et des lignes de travail. Même si on va entrer dans une phase de renouvellement, la défense professionnelle n’attend pas, le combat continue jusqu’au conseil électif. Pour autant, je souhaiterai qu’il y ait plus de jeunes engagés notamment dans le conseil d’administration, des anciens JA ou des JA parce que nous sommes ouverts.

Philippe Jehan, président de la FDSEA de la Mayenne, est venu parler de l’engagement syndical. Il est d’autant plus important aujourd’hui ?
Remobiliser les troupes c’est redonner tout son sens au réseau. Tout seul on ne fait rien. Nous avons besoin des adhérents pour avancer, pour montrer auprès des élus, de l’administration que le président est porté par son réseau d’éleveurs, de producteurs. La force de la FDSEA de la Manche vient de toute façon de son réseau et de la dynamique locale.

Philippe Jehan a été le maitre d’œuvre de la mobilisation à Laval face à Lactalis, avec la participation des départements de la Manche. C’est la raison de sa venue ?
En partie. Il y a aussi la spécificité de la Mayenne qui n’a qu’une différence avec nous, c’est la dynamique de réseau. C’est la même agriculture, on a les mêmes difficultés, on a les mêmes forces et faiblesses. Pour autant, la mobilisation est beaucoup plus active. On souhaitait que Philippe Jehan nous fasse partager sa vision à propos de cette dynamique de réseau, et son expérience. En Mayenne, ils ont su entretenir cette dynamique au fil des décisions, des décennies malgré les déceptions que nous avons dû essuyer dans la défense professionnelle.

Quels sont les intérêts aujourd’hui pour les agriculteurs d’adhérer à la FDSEA ?
C’est avant tout la défense collective. On est allé chercher la semaine dernière in extremis l’allègement de 30 % de la TFNB sur le Mortainais. On va regarder avec la DGFIP (Direction générale des finances publiques) comment accompagner les situations les plus difficiles. Tout ceci est porté par le syndicalisme. Il y a également la mise en place d’Agricollectif. C’est bien un outil au service des éleveurs porté par la profession et le syndicalisme. Il faut d’abord regarder l’intérêt collectif.

L’intervenant de l’après-midi, Olivier Mével, ex-cadre de GMS et maitre de conférences en science de gestion, a mis en lumière l’intérêt de développer une marque locale ou régionale de producteurs. C’est une des solutions ?
Ce qui est certain, c’est que si on ne prend pas la main sur les marques de territoire, d’autres le feront à notre place. Et ils garderont les bénéfices à notre place.

La semaine dernière, Ségolène Royal, ministre de l’Environnement s’est exprimé sur les ZNT (Zone non traitée) en formulant le souhait de reprendre dans un premier temps l’arrêté de 2006. C’est votre souhait ?
Nous n’avions rien demandé. Il fallait garder l’arrêté de 2006. Il fallait consulter la Commission européenne comme cela est demandé. Et on ne touche à rien. Pour la Manche, imposer des ZNT de 20 m au lieu de 5 m aurait des conséquences importantes. Cela impacterait 50 % des surfaces qui sont en cultures.

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