Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Sébastien Amand : "nous avons parlé d’une seule voix"

Questions à Sébastien Amand, vice-président de l’organisation de producteur Normandie Centre Lactalis.

© VG

L’accord signé mardi montre bien la complémentarité entre les OP et le syndicalisme. Est-ce un bon signe pour l’avenir ?

Sébastien Amand : Tout d’abord je tiens à remercier les organisations syndicales Fdsea et JA et leurs adhérents qui ont participé aux actions depuis une dizaine de jours, et notamment le travail réalisé à Laval par la Fdsea et les JA de Mayenne. La mobilisation des producteurs a été exemplaire tant dans son ampleur que dans sa tenue. Il y a eu un vrai travail d’accompagnement des syndicats envers les organisations de producteurs. Cette complémentarité entre les syndicats sur le terrain et les représentants des OP en négociation a porté ses fruits. D’ailleurs, les deux seules fois où nous avons réussi à faire avancer Lactalis dans le bon sens c’est ensemble. D’abord en 2011 avec la contractualisation. Et c’était déjà à Laval. Puis, cette année, avec cet accord.

 

On a aussi remarqué la cohésion des OP Lactalis entre elles…

S. A. : Oui, il s’agit là aussi d’une belle avancée. Nous avons parlé d’une seule voix. Je rappelle que les OP ont été créés avec une représentation territoriale. Du coup, chacune avait un peu, voire trop, tendance à défendre ses intérêts territoriaux, sans vision globale face au même industriel. Là, nous ne sommes plus dans une opposition. Cela doit servir de leçon. Egalement pour les relations entre syndicats et OP. Du côté syndical, certains regardent parfois les OP comme des structures concurrentes, et réciproquement. Or, sans l’appui technique et juridique des syndicats, les OP ne sont rien. La cohésion des organisations de producteurs n’a révélé aucune faille et le travail mené de concert par les OP et le syndicalisme, chacun à sa place, a été décisif dans ce résultat.

 

Passé l’accord de mardi, que va-t-il ou doit-il se passer ?

S. A. : Nous avons ramené les prix de Lactalis dans la moyenne nationale. C’est déjà un premier pas et non un accord au rabais, comme je l’ai lu aujourd’hui. Il nous faut désormais défendre ce que l’on vient d’obtenir et continuer d’être actifs sur le terrain. Nous devons travailler ensemble, OP et syndicats, pour définir un projet de ce que sera la future contractualisation avec Lactalis. Ce qui vient de se passer doit logiquement ouvrir une période de relations plus constructives entre les producteurs et Lactalis. Cela dit, je n’ignore pas les difficultés qui subsistent dans les exploitations et que d’autres productions sont confrontées à d’énormes difficultés : viande bovine, grandes cultures. Cet accord ne suffira pas à renflouer les exploitations laitières en difficulté, mais j’espère qu’il nous aidera à passer le cap difficile que nous vivons.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Ludovic Blin Président de la section laitière régionale de la FRSEA Normandie “ Et maintenant ? ”
A l’heure où le déconfinement s’organise progressivement sur le territoire français, le secteur laitier dresse un premier bilan…
En attendant les JO, Éric Delaunay tire les corvidés
Dans le département, la pression corvidés se fait sentir. Pour y remédier, le tir est autorisé, même en période de confinement. À…
Publicité