Aller au contenu principal
Font Size

Fourrage
Séchage en grange : pour maintenir un niveau de productivité

Le séchage en grange est une technique de valorisation et de conservation des fourrages pour les éleveurs bio qui souhaitent maintenir un niveau de productivité sur leur exploitation.

Pour les agriculteurs bio, les prairies constituent l’essentiel de l’alimentation hivernale des troupeaux. La régularité des fourrages distribués est parfaitement assurée grâce à cette technique de récolte et de conservation.Le développement de cette technique en Normandie trouve sa principale motivation dans la récolte des fourrages au bon stade et avec un temps de séjour au sol réduit.Les éleveurs trouvent également dans l’utilisation une amélioration de la productivité des prairies et du troupeau. Cela conforte ainsi l’autonomie alimentaire de l’exploitation.


La technique

Le principal objectif est d’obtenir un fourrage plus riche que le foin traditionnel.En effet le besoin de temps de séchage est plus court. Les récoltes démarrent plus rapidement au printemps et donc à un stade de prairie plus jeune (bien avant épiaison), ce qui signifie plus de richesse en protéines.Le fourrage est rentré à 55 à 60 % de matière sèche dans le séchoir, ce qui favorise la récolte d’un maximum de feuilles, notamment pour les légumineuses. Comme le fourrage reste moins longtemps au sol, les pertes de qualité nutritive sont moindres.Une fois le fourrage récolté, le principe consiste à insuffler de l’air réchauffé (provenant de la sous toiture) avec un gros ventilateur pour obtenir un fourrage à plus de 85 % de matière sèche afin d’obtenir une conservation efficace.


Séchage en vrac

La technique la plus utilisée en Normandie est le séchage en vrac. Il faut compter environ 48 heures entre la fauche et le ramassage à l’auto chargeuse pour arriver au séchoir. Le foin est ensuite étalé sur le caillebotis en couches. L’air réchauffé passe entre les caillebotis ce qui permet au fourrage d’être séché. Cette technique permet de remettre du fourrage au dessus sans attendre que celui du dessous soit sec et donc de pouvoir poursuivre le chantier de récolte.La manipulation pour reprendre le fourrage s’effectue à l’aide d’une griffe avec un bras télescopique. En effet, la griffe permet d’engranger le fourrage à sécher et pendant l’hiver de le reprendre pour le distribuer directement dans le couloir d’alimentation ou dans une remorque distributrice.Une autre technique utilisée, mais bien moins courante est le séchage en balle ronde. Cette technique est surtout intéressante pour les exploitants qui ont des parcelles morcelées, non groupées. Cette technique nécessite une récolte à un stade un peu plus sec (pas moins de 60 % de MS) soit un délai au sol un peu plus long.Le pressage est ensuite effectué et les ballots sont transportés vers le bâtiment de séchage. Le principe consiste à mettre les ballots au dessus des bouches par lesquelles l’air chaud passe pour sécher les ballots.Le séchoir en balles nécessite beaucoup moins d’investissement mais nécessite plus de manipulation.

Le réchauffage de l’air en Normandie

L’objectif principal est de capter l’air chaud provenant de la toiture du bâtiment de stockage dans la sous toiture. Les gros ventilateurs aspirent cet air et l’insufflent en dessous du fourrage pour le faire sécher.Il faut prévoir chez nous une surface de toiture trois fois plus importante par rapport à la surface de la cellule de stockage. Ceci permet d’augmenter la température de 4 à 10 degré selon l’intensité lumineuse pour sécher le foin.


Une valorisation efficace de la ration hivernale

Tous les éleveurs bio qui ont mis en place cette méthode de conservation de l’herbe affirment devenir complètement autonomes en fourrage.En effet, la ration hivernale constituée de foin ventilé avec un complément de céréales apporte une ration plus riche qu’avec des fourrages conservés en ensilage ou enrubannage.Le foin ventilé étant beaucoup plus riche en protéines, la production laitière est plus élevée et de qualité mais surtout plus régulière sur la période hivernale.Sur le plan sanitaire, les animaux sont en meilleure forme d’où une conduite du troupeau plus sereine.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

MALTRAITANCE CHEVAUX
Un cas dans le Calvados et un dans l'Orne: vigilance et bon voisinage contre les actes de barbarie sur les équidés
Le 25 août 2020, un cheval ornais est retrouvé avec une entaille à l’encolure. Vendredi 28 août 2020, deux chevaux du club…
VEAU 1835
Matricule 1835, levez-vous !
« Matricule 1835, levez-vous » ou l’histoire d’un veau condamné à ce que ses données morphologiques soient retirées de l’…
PAUL CHEVALIER JA 61
" J’ai été surpris mais content d’être élu au bureau "
Paul Chevalier est entré au bureau départemental jeudi 18 juin. À 20 ans, il est secrétaire général adjoint. S’il n’envisage pas…
Armand Prod’homme JA 61
" Pas d’élevage, pas de paysage "
Armand Prod’homme, 22 ans, est en cours d’installation au Gaec Olo, à Livaie, dans le secteur d’Alençon. Le nouveau responsable…
OPNC LACTALIS
Lactalis : L’accord-cadre est signé
L’OPNC (Organisation des Producteurs Normandie Centre) est la première des neuf OP adhérentes à l’Unell a avoir signé un accord-…
MLC AG
La revanche de la coop sur le grand export
Mardi 8 septembre, les Maîtres Laitiers du Cotentin étaient réunis en assemblée générale. La coopérative annonce la négociation…
Publicité