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Sécheresse : la Manche reste en vigilance

Le Comité de ressources en eau s'est déjà réuni mardi 30 juin. La Manche atteint le niveau d'alerte de niveau 1 à 2.

Philippe Brugnot, secrétaire général de la préfecture de la Manche, conserve le niveau de vigilance pour une grande partie du département.
Philippe Brugnot, secrétaire général de la préfecture de la Manche, conserve le niveau de vigilance pour une grande partie du département.
© SB

Le 26 juin, le Comité de ressources en eau (CRE) s'est déjà réuni en urgence à cause de la canicule. La Manche était passée en vigilance sécheresse de niveau 1, hormis les bassins Sienne-Soulles et Vire qui avaient atteint le niveau d'alerte de niveau 2. Cela concerne une grande partie du centre Manche. Réuni à nouveau le 30 juin sous l'égide de Philippe Brugnot (photo), secrétaire général de la préfecture de la Manche, le CRE a décidé de maintenir le même niveau d'urgence mais en rappelant l'importance de maîtriser la consommation de l'eau. " Le monde agricole en est conscient et a besoin d'eau pour continuer de produire. Une vache consomme 150 litres par jour ", rappelle le représentant de l'Etat. Et les maraîchers sont aussi attentifs aux restrictions possibles à venir. " Nous sommes en pleine période d'emblavement pour les carottes, qui ont besoin d'eau comme tous les légumes pour pousser ", indique Jean-Luc Leblond, président de la section légumes de la FDSEA.

Chaque exploitant est amené à surveiller son forage. S'il venait à sécher, l'agriculteur serait contraint de se brancher sur le réseau d'eau potable. " Il lui est conseillé de se rapprocher de la société de production d'eau pour éviter des pics ", conseille le représentant de l'Etat.

Le prochain CRE est fixé au 7 juillet sauf si la situation oblige un CRE flash. " Tous les acteurs sont conscients qu'il faut maitriser les usages de l'eau. L'objectif est de trouver le meilleur équilibre pour éviter de se retrouver dans un niveau de crise comme en 2022, et d'opposer les différents usagers : touristes, agriculteurs, industriels... ", assure Philippe Brugnot. D'ores et déjà, sur la Sienne à Cérences par exemple, le débit est descendu en dessous des minima jamais enregistrés pour la saison. Et les prévisions des deux prochaines semaines avancent des températures comprises entre 24° et 32°C attendues, sans précipitation significative. Depuis le 20 juin, les débits des cours d'eau sont en décrochage par rapport à 2022.

Des assises de l'eau sont programmées en septembre 2026. Un peu tardif ? " Ce n'est pas en temps de crise qu'on prend les décisions les plus durables ", conclut-il. 

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