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Fourrage
Semer des dérobées derrière céréales : Arvalis fait le point

Les conditions climatiques de 2011 font craindre dans de nombreux élevages des déficits fourragers. La question de semer des dérobées derrière céréales se pose souvent dans ces exploitations.

Quels sont les points à prendre en compte pour décider ou pas de l’opportunité de semis de cultures dérobées ?


Les cultures dérobées nécessitent de l’eau pour lever

Dans les zones ayant bénéficié de pluies orageuses suffisantes, il faudrait implanter les fourrages d’été le plus tôt possible, c'est-à-dire dès la récolte des céréales immatures, ceci afin de bénéficier de l’humidité résiduelle du sol. Dans tous les autres cas, la pluie devient indispensable pour préparer le sol, et assurer la levée. Il faudrait au moins 10 à 30 mm selon les espèces pour lever.

Pour favoriser la levée, il est conseillé de :

- privilégier le non labour, voire le semis direct si possible, afin d’éviter le dessèchement du profil de sol ;

- semer juste après récolte car il peut rester un peu de fraîcheur dans les premiers cm du sol, surtout en sol limono-argileux. Pour le maïs, semer à une profondeur de 5-6 cm ;

- tenir compte des risques de phytotoxicité, notamment des sulfonylurées appliquées sur les céréales, particulièrement marquées sur légumineuses ou sur maïs.

Faut-il fertiliser ces cultures ?

Il n’est pas nécessaire de fertiliser. Les reliquats après récolte devraient suffire au développement de la dérobée. L’azote non absorbé par la céréale et l’azote fixé par la légumineuse (si présence dans le mélange) sera utilisé par le fourrage d’été. Pour le maïs : possibilité d’envisager un starter (100 kg 18-46).


Faut-il désherber les dérobées ?

Dans la plupart des cas, il n’est pas nécessaire de désherber les cultures dérobées. Un passage peut néanmoins être conseillé dans le cas d’un semis de maïs. Après orge, il est probable que les repousses soient nombreuses dans le maïs. Elles peuvent être gérées via un post précoce avec Milagro. De façon générale, il faut limiter le coût d’implantation et compter sur le pouvoir couvrant des espèces semées pour leur compétition vis-à-vis des adventices. Le risque de salissement est par ailleurs maîtrisé par l’exploitation qui sera faite du couvert. Le pâturage ou la fauche courant août devrait limiter les montées à graines…

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