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“Soir maudit à la ferme d’Arry” de Jean Mouchel

Jean Mouchel (notamment ancien président de la FRSEA, de la Chambre régionale d’Agriculture de Normandie et député européen) nous revient en librairie avec un nouveau roman.

La générosité et la compassion vibrent au cœur de ce quatrième récit dont les personnages reflètent les préoccupations humanistes de l’auteur.
La générosité et la compassion vibrent au cœur de ce quatrième récit dont les personnages reflètent les préoccupations humanistes de l’auteur.
© TG

35 ans de gestation pour une idée née lors d’un voyage au Sahel au moment des grandes famines. Jean Mouchel, au nom de la FNSEA, était alors l’invité du président de ce qui s’appelait encore la Haute-Volta rebaptisée quelques années après le Burkina Faso. Images fortes d’une famine dont les premières victimes sont des paysans et qui va donner naissance à AFDI (Agriculteurs Français et Développement International). 
Pas étonnant donc que dans “Soir maudit à la ferme d’Arry” (Arry-sur-Odon, un petit village près d’Evrecy 14), Jean Mouchel nous fasse voyager dans un espace temps
de plusieurs décennies entre le pré-bocage calvadosien et la savane africaine.

Viol et assassinat
Le début de l’histoire : années 60, Antoine Leberger, agriculteur, soupçonné de viol et d’assassinat, est acquitté au bénéfice du doute après de longs mois de prison. Quand il regagne sa ferme d’Arry, sa femme et ses enfants ne savent pas l’accueillir. Lui-même, désemparé par la froideur de l’accueil, comprend que ses proches le croient coupable. Alors il disparaît. Embrassant au passage et pour la dernière fois sans le savoir, au passage de l’enclos, sa jument qui l’a reconnu après cette longue absence. Son fils, Jean-François, et ses sœurs, Armelle et Martine, vont convaincre Fernande, leur mère, que son mari est innocent et qu’il va revenir. Mais aucune trace d’Antoine. Les villageois sont partagés en deux camps : ceux qui croient à la culpabilité d’Antoine sont, semble-t-il, majoritaires. Les recherches n’aboutissent pas malgré toutes les pistes que Fernande et ses enfants ne cessent d’explorer. Les années passent, entre espoir et déceptions.

Le destin veille
Pourtant, quelque part, le destin veille...
Le destin de la vie qui n’est peut-être qu’un formidable concours de circonstances qui s’enchaînent, parfois pour le pire, parfois pour le meilleur. Avec ce beau roman du terroir ancré dans la ruralité, Jean Mouchel nous offre une histoire pétrie de sentiments universels la culpabilité, le remords et l’amour familial. Des sentiments rencontrés aussi dans ses autres romans comme “La robe bleue d’Hélène” ou bien encore “Le champ de la bien aimée” La générosité et la compassion vibrent au cœur de ce quatrième récit dont les personnages reflètent les préoccupations humanistes de l’auteur.

“Soir maudit à la ferme d’Arry”
Editions Charles Corlet - 265 pages - 19,50 e

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