Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Sophie-Elodie (Candidate à L’AMOUR EST DANS LE PRE ) : ‘‘je regarde la photo des prétendants dans un second temps ,,

lll Sophie-Elodie est maraîchère à Cintheaux, près de Falaise. A 36 ans, elle participe à la 14e saison de l’émission de M6, L ‘Amour est dans le pré. Entre reconstruction personnelle, acceptations par ses pairs et son parcours, rencontre avec une femme pétillante et toujours positive.

© SB

>> Sophie-Elodie D’hoine, qui êtes-vous ?
Je suis maraîchère à Cintheaux, où j’ai grandi. J’ai repris la ferme familiale. Je cultive 5 ha, principalement de l’asperge verte, mais aussi les vieux légumes racines et de couleurs. Je vends la totalité de ma production en vente directe. J’élève également des chevaux pour l’équicoaching, une activité que je propose à des entreprises. C’est un développement personnel assisté par les chevaux qui permet aux managers de prendre conscience de leur communication non verbale, de retrouver confiance en eux ou d’éviter le burn-out par exemple. Je ne me suis installé qu’il y a trois ans. Je suis une maraîchère de bien-être.

>> Vous n’avez donc pas toujours travaillé dans le domaine agricole ?
Non, j’ai eu une carrière de designer graphique dans ma propre agence de communication pendant six ans. En 2008, j’ai fait un AVC alors que j’étais en voiture. J’avais 26 ans. Ma voiture s’est encastrée dans un semi-remorque. J’ai eu de lourdes séquelles et une longue période de convalescence au cours de laquelle les médecins m’ont diagnostiqué une maladie orpheline très rare entrainant de fortes migraines et une paralysie faciale du côté gauche. Je ne pouvais plus rien faire, j’avais perdu le goût de vivre. J’ai eu une implantation d’électrodes dans le cerveau avec un neurostimulateur dans le ventre. Ça a été une renaissance. Pendant ma convalescence, je me préparais beaucoup de jus de légumes et de fruits, ça a contribué à ma guérison. Alors j’ai décidé de sauter le pas et de devenir maraîchère. Avec mon précédent métier, je cherchais à faire du beau. Aujourd’hui je fais du bon avec du beau, j’illumine les assiettes de couleurs et j’essaie d’éveiller les cinq sens des consommateurs.

>> Vous êtes une candidate de la 14e saison de l’émission L’Amour est dans le pré. Pourquoi cette démarche ?
En réalité ce n’est pas ma démarche, mais celle de mes amis. Ils m’ont poussé à le faire, car ils trouvent que je suis faite pour cette émission et que je suis une bonne communicante. Alors j’ai envoyé un courrier, sans vraiment trop y croire. Et quelques semaines après, j’ai eu un coup de téléphone de la production m’annonçant que mon profil avait été retenu. Je n’y croyais pas, mais je me suis dit que c’était le destin. J’aime beaucoup cette émission. Il y a quelques années, j’avais même écrit à un agriculteur en tant que prétendante. Je n’ai pas été sélectionnée, mais je ne le regrette pas, il n’a pas très bien vieilli (rires).

>> Quelle a été la réaction du monde agricole par rapport à votre participation à l’émission ?
Je pense que certains ont dû me critiquer et j’ai eu le droit à des commentaires malveillants. Mais à vrai dire, je m’en fiche. Je n’écoute pas les rumeurs et je vis ma vie comme je l’entends. J’ai assez à balayer devant ma porte avant d’aller balayer devant celles des autres.  Nombreux sont en revanche ravie de cette participation, car à leurs yeux je véhicule de belles valeurs humaines.

>> Et celle de vos clients ?
Mes clients sont, pour la plupart, fiers, pudiques, respectueux et bienveillants. Certains sont aussi très surpris, car ils ne pensaient pas que j’étais célibataire, et encore moins que j’avais eu de gros soucis de santé derrière cette apparence lumineuse. Évidemment, une petite partie de ma clientèle veut tout savoir, mais je ne peux rien leur dire. Il faut regarder M6 pour suivre mon aventure.

>> Comment avez-vous sélectionné vos deux prétendants ?
Je n’avais pas de critère particulier. Je ne me suis pas réduite au stéréotype du grand blond aux yeux bleus. À l’ouverture des lettres, je ne regardais la photo que dans un second temps. Et au moment du speed-dating, mon choix s’est fait en fonction du feeling et du regard de la personne.

>> Avez-vous un regret ?
Je dirais les dates de tournage. Les garçons sont arrivés lors de mon premier week-end de la cueillette d’asperges. À cette période, nous faisions de grosses journées, c’était compliqué à gérer. Mais j’ai tout de même réussi à dégager du temps pour apprendre à connaître mes prétendants.

>> Que retenez-vous de votre aventure ?
C’était une belle expérience, très enrichissante. J’ai noué des liens forts avec les autres agriculteurs de la saison ainsi qu’avec les membres des équipes techniques de l’émission. Depuis mon portrait, je reçois beaucoup de messages concernant mon accident. J’ai l’impression de véhiculer un message d’espoir auprès de familles ou de patients ayant une AVF ou ayant subi un AVC. C’est la plus belle des choses que je retienne.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

ELISE HEBERT
« Si je n’essaie pas, je serai déçue »
Anxieuse, mais bosseuse, Élise Hébert, 22 ans, est salariée de l’entreprise de travaux agricoles Vandecandelaère, à Saint-Manvieu…
MARC BUON ET SA FILLE JULIE
Marc revit et fait sa rééducation en allant voir ses vaches
Agriculteur à Loucelles, ancien président de la FDSEA du Calvados et ancien vice-président de la Safer Normandie, Marc Buon est…
Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
John Deere : le premier 8R sur les routes du pays d’Auge
Les établissement Ruaux ont vendu et livré le premier tracteur John Deere 8R/370 en Normandie. Visite complète au champ.
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Élodie et Baptiste Leclerc (50)
Témoignage d'Élodie et Baptiste Leclerc, éleveurs de veaux à Le Mesnilbus (50)
Élodie et Baptiste Leclerc élèvent des veaux à Le Mesnilbus (50) en intégration chez Denkavit. Âgés tous les deux de 31 ans, ils…
Publicité