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Sophie Leconte : mieux aider les installés dans l’étude économique

lll Sophie Leconte s’est installée à Vassy en Gaec avec son époux il y a deux ans. Ancienne responsable de gestion, sa reconversion l’a amenée à investir dans deux robots de traite et à augmenter la production de lait de l’exploitation. Elle atteint 1 million de litres aujourd’hui.

© DB

>> Dans quelles circonstances avez-vous décidé de vous reconvertir ?
En 2014, j’étais responsable d’équipe et membre du comité de direction d’une filiale d’un gros groupe, dans lequel je travaillais depuis 13 ans. J’avais besoin de prendre du recul et de retrouver ma vie de famille. Je me suis impliquée dans la vie de la ferme de mon mari, installé depuis 1999 et en Gaec avec mes parents depuis 2006. Je savais que ma mère devait partir à la retraite deux ans après. Elle assurait la comptabilité, ce qui me semblait à ma portée. La traite, ça ne me disait pas plus que ça. Si je devais m’installer, il faudrait investir dans des robots.

>> Quelles ont été les étapes de votre installation ?
En 2015, avec mon mari, ma mère et la banque, nous avons travaillé à monter le projet d’investissement pour les robots et l’extension du bâtiment vaches laitières. Comme j’avais besoin de connaissances techniques, je me suis inscrite en BPREA au lycée de Tracy. J’ai eu mon diplôme en juin 2016. Je me suis officiellement installée le 1er février 2017. Entre temps, j’ai suivi le parcours d’installation de la Chambre d’agriculture pour pouvoir bénéficier des aides. Elle m’a informée sur les démarches et les délais et m’a aidée à valider l’étude économique qui intégrait le nouveau bâtiment et l’acquisition de parts sociales dans le Gaec. Dans le même temps, la formation m’a permis d’échanger avec les futurs installés et de comparer nos projets. Les trois jours de formation sur les obligations, l’organisation du travail ou encore la réflexion sur notre projet en relation avec nos valeurs ont été une bonne chose. On y rencontre aussi les différents organismes qu’on est amené à côtoyer par la suite, la MSA, le GDS, les banques etc. Parallèlement, j’ai entamé une demande de prêt auprès de la banque pour le rachat des parts sociales de ma mère

>> Avez-vous eu d’autres soutiens dans votre installation ?
Agrial accompagne les projets d’installation. Un outil informatique est à notre disposition pour suivre le coût de l’atelier lait. Des réunions techniques sont régulièrement organisées. La coopérative m’a aussi octroyé un droit à produire de 200 000 litres supplémentaires, qui a permis de sécuriser le projet des robots. La DDTM via le PCAE et les aides JA ont été d’un grand secours pour l’accompagnement financier.

>> Est-ce que votre parcours s’est déroulé comme vous l’aviez envisagé ?
Mon parcours a été facile parce que j’avais des compétences administratives et de gestion. Et parce que mon projet d’atelier lait était classique. Mais j’ai vu autour de moi que c’est très compliqué pour des gens qui n’ont pas ces compétences ou qui ont des projets atypiques. Il est important d’avoir des ressources à la Chambre pour les aider. De mon point de vue, l’étude économique n’est pas assez poussée par manque de temps. Pour moi, c’est la Chambre qui est la référence pour soutenir les projets, qu’ils soient novateurs ou plus classiques.

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