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Colza
Sortie d’hiver : ne pas se précipiter pour retourner une parcelle

Les conditions d’automne 2009, particulièrement sèches sur le mois de septembre, ont induit soit des levées tardives (et donc des faibles croissances), soit des peuplements plus hétérogènes et plus faibles qu’attendus.

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© DR

Un état des cultures a été mis à jour pour votre région (www.cetiom.fr/index.php?id=
1003) et vous permet de mieux appréhender l’état des colzas à la mi-février, notamment au regard des faibles croissances ou des hétérogénéités observées.
En cas de gros colzas, pour peu que le peuplement soit au moins de 5 pieds/m², avec des pivots déjà bien développés (minimum de 4 à 6 mm de diamètre) et des plantes bien réparties, on conservera la culture. Le potentiel de ramification de la plante est fort.
Si les peuplements sont
irréguliers, avec moins de 10 pieds/m² pour les meilleures zones, des plantes chétives et en retard phénologiquement (moins de 6 feuilles), on peut envisager un retournement, pour peu qu’une alternative existe en culture de printemps (tableau 1).

Attention au coût
Le retournement d’une parcelle coûte cher (temps, semences…) et des contraintes existent selon le désherbage réalisé (tableau 2). Par ailleurs, il n’est pas toujours certain que la marge dégagée par la culture de remplacement soit supérieure à celle que produira la culture de colza conservée.
Plus que jamais, il conviendra bien entendu d’adapter la fertilisation azotée au potentiel de la culture.

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