Aller au contenu principal

Pois
Surveiller l’anthracnose

La rentabilité des traitements fongicides sur la culture de pois de printemps est moins “automatique” que celle des traitements pratiqués sur les céréales à paille.

Il importe donc de les raisonner au mieux pour économiser des charges ou éviter de perdre des quintaux. Cette année, excepté sur certaines parcelles de pois d’hiver (en lien avec les dommages subis cet hiver par le gel), le risque est à ce jour faible dans la grande majorité des parcelles.

L’anthracnose est la maladie du pois la plus fréquente et la plus nuisible : 25 q/ha en cas de très forte attaque. Les symptômes se présentent sous forme de nécroses brunes s’installant à la base des tiges et de ponctuations de couleur brun foncé sur feuilles et gousses. Le développement de la maladie est favorisé par un inoculum précoce, des pluies fréquentes, un peuplement dense, une floraison longue.

Dans certaines parcelles (cas très rares ces dernières années), on peut observer du botrytis. Il s’agit d’une pourriture grise, s'installant d'abord sur les pétales, puis sur les gousses ou à l'aisselle des feuilles lors de la chute des pétales. Des conditions d’hygrométrie et de températures élevées lui sont favorables.
Le déclenchement des interventions doit se faire dès l’apparition des premiers symptômes d’anthracnose. En pois de printemps, il est rare de rencontrer des symptômes avant le stade début floraison. Seule la protection pendant la floraison est nécessaire. Le chlorothalonil reste la solution la plus économique dans la majorité des parcelles.

.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

AUTORISATION CHASSE 61
Feu vert à la chasse dans l’Orne
Jeudi 5 novembre, la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage était en réunion extraordinaire. Malgré le…
SOJA NORMAND MOISSON
Le potentiel du soja prend racine
Au printemps, des éleveurs adhérents à l’OP des 3 Vallées (Danone) et des cultivateurs ont semé 29 ha de soja, en partenariat…
SCoT Caen métropole
Le futur visage de la métropole de Caen
Le nouveau SCoT de Caen métropole réduit la possibilité d’urbaniser les terres agricoles et naturelles. Une enveloppe foncière…
Pascal Desvages et Stéphane Carel Président et directeur de la coopérative de Creully (14).
Coopérative de Creully (14) : " Nos choix stratégiques sont confortés "
Malgré la crise sanitaire et autre perturbateur conjoncturel et structurel, la coopérative de Creully (14), qui tient son…
LIN ET COVID
Le lin : une filière d’excellence à l’épreuve de la Covid
80% de la production mondiale de fibre de lin teillé est d’origine européenne et la France en est le leader mondial. Outre leur…
pressoir lycée agricole Sées
Au lycée de Sées, on presse beaucoup pour le plaisir
Le pressoir de Patrick Yvard s’installe chaque année durant deux mois et demie dans la cour de la cidrerie du lycée de Sées. Les…
Publicité