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Sylvie Raynault replante les noyers normands

Sylvie Raynault est nucicultrice à Saint-Denis-sur-Huisne (61), dans le coeur du Perche. Installée depuis 7 ans, elle inaugure une nouvelle boutique à Saint-Martin-du-Vieux-Bellême, le 2 novembre, où elle exposera aussi des oeuvres sur bois.

© DB

lll Sylvie Raynault est une percheronne pure souche, « née à Nogent-le-Rotrou, l'ancienne capitale du Perche ». Elle possède 1 500 arbres, ce qui a représenté 6 tonnes de noix l'an dernier ; seulement 3 cette année, à cause du gel de printemps. La récolte s'effectue en septembre / octobre, elle vient de s'achever. Après le séchage, le cassage et le tri permettront de mettre les cerneaux de côté pour réaliser de l'huile, de la farine, des biscuits (le Gat'aux noix et le Sablinoix) et les Noix-Prali, au gingembre (cultivé à la ferme) et à la cannelle. Jusqu'en mars, la productrice casse et trie régulièrement. La production de noisettes vient en complément, environ 300 kg par an, transformée en huile et farine. Sylvie Raynault fait le trajet jusqu'en Poitou-Charentes pour confectionner ses produits d'épicerie fine dans son laboratoire. Elle les vend à la ferme et souhaite les rapatrier dans cette nouvelle boutique. Située dans la cour de la scierie où elle travaille le samedi matin, elle a vu dans les deux pièces vides attenantes à l'atelier, un lieu idéal pour développer son épicerie. Elle y prévoit aussi un atelier de pressage à façon « pour ceux qui ont des noyers et qui veulent faire faire leur huile ».

Noix normande
Après une carrière dans l'évènementiel, Sylvie Raynault revient dans son Perche natal et retrouve la noix, chère à son coeur. « Ma grand-mère possédait trois noyers. Je l'accompagnais à la cueillette. » La Normandie a longtemps été une terre de noyers. Au cours de la Première guerre mondiale, le bois a servi à l'industrie de l'armement, puis le débarquement de 1944 a achevé les dernières productions. Et pourtant, « le noyer se plaît sur les terres normandes, un arbre qui a besoin de beaucoup d'eau. Ici, pas besoin de drainer. Les repousses sont naturelles ». Dans la noyeraie où elle a planté 200 arbres avec son conjoint et son beau-frère, la végétation est dense pour éviter que les chevreuils ne dévorent les jeunes pousses. Les plants, des greffons de six ans, ont bien poussé malgré la sécheresse. Ils donneront dans six ans. « Je plante pour les générations à venir », conclue la productrice.

Pratique

Inauguration samedi 2 novembre de 9h à 18h. Inauguration officielle à 11h
Scierie du Vieux Bellême, dans le centre-bourg de Saint-Martin-du-Vieux-Bellême (61)
Restauration artisanale sur place, expositions et marché fermier
http://leparifou.com

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