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Traite
Bâtiment ancien, mais robot neuf

Les robots de traite s’adaptent aussi dans des bâtiments anciens. Le Lely center de Mayenne l’a montré vendredi dernier, à la Mesnière (61). Margaret et Emmanuel Bérard ont intégré un robot rouge aux vieilles pierres de leur corps de ferme.

Un bout de mur a été abattu, mais le robot Lely s’est parfaitement intégré dans le corps de ferme. Le robot a trouvé sa place au bout de la stabulation. “Nous ne pouvions pas l’installer sur les caillebotis”, précise Pascal Bretonnière, co-gérant du Lely center de Mayenne. Autre contrainte imposée par les éleveurs : “nous voulions que les vaches puissent partir à la pâture à la sortie du robot sans ajouter de portes spécifiques”. Percer le mur de la stabulation était donc la bonne solution. “Cette solution a l’avantage d’être proche de la maison d’habitation. Et nous avons pu nous raccorder à la laiterie existante”, détaille Pascal Bretonnière. 

« J’ai préféré un robot en un seul bloc »
Margaret et Emmanuel Bérard ont opté pour un modèle A3. Le robot est notamment équipé d’un système de désinfection des manchons par la vapeur, de l’analyseur de cellules et de la conductivité. Pour se décider, le couple a visité une dizaine d’exploitations. “Nous avons pris rendez-vous avec d’autres éleveurs. Je trouve que les agriculteurs parlent davantage quand le représentant n’est pas présent”, raconte Emmanuel Bérard. Mais au final, c’est bien Madame qui a choisi la marque du robot. “Lely propose un robot de traite en un seul bloc, un seul morceau. Ce critère a fait la différence”, souligne Margaret Bérard.

Un robot neuf pour les enfants
Le robot de traite tourne depuis le 7 juillet. Les éleveurs voulaient du temps. L’objectif est atteint. “Ici, nous avons un vieux bâtiment et un cheptel composé aux trois quarts de normandes. Le robot s’est parfaitement intégré dans notre exploitation”, poursuit l’éleveur. Un sentiment confirmé par Pascal Bretonnière : “on voulait montrer que les robots de traite sont accessibles à tous. Ils ne nécessitent pas obligatoirement un gros quota, un bâtiment neuf ou un troupeau de Prim’Holstein. Cette ferme nous permet de le prouver ou de le rappeler”. Sur cette exploitation, le robot trait jusqu’à 50 vaches. La ferme produit ainsi 337 000 litres de lait. Avec ce niveau de production, Emmanuel et Margaret Bérard ont privilégié le confort. “Je commençais à en avoir marre de ne pas pouvoir rentrer tard le samedi soir, à cause de la traite. Je ne voulais pas arriver usé à la retraite. Il vaut mieux amortir un robot avec 400 ou 450 000 litres de quota, on accepte donc un surcoût de 8 à 10 €/1000 litres”, détaille l’éleveur.
La solution du robot d’occasion (lire ci-contre) a été envisagée. L’amortissement serait tombé sur 7 ans, contre 10 ans pour un neuf. Un choix justifié sur le long terme : “nos enfants veulent reprendre la suite. Dans 10 à 12 ans, nous prendrons notre retraite. Ils disposeront d’un robot encore efficace”.

L’essor du marché des robots de traite d’occasion

 

Le rouge est un peu passé. Hormis une couleur un peu moins clinquante, le robot est prêt à l’emploi. Le Lely center a profité de cette porte ouverte pour présenter un modèle d’occasion. “Vérins, pompe à vide, pompe à lait, laser ou caoutchouterie sont vérifiés. La rénovation est bien cadrée. Les modèles d’occasion sont garantis”, précise Pascal Bretonnière. La première génération des robots se renouvelle. Le marché de l’occasion se crée. Le technicien compare l’acquisition d’un robot d’occasion à celle d’un tracteur. “Un agriculteur a besoin d’un tracteur puissant, mais s’il fait peu d’heures, il s’orientera vers une seconde main. Pour un quota de moins 350 000 litres, un robot d’occasion peut suffire. Il sera utilisé à 30 ou 40 % de ses capacités. Avec 100 vaches, un éleveur peut aussi opter pour deux occasions”.
Côté fiabilité, le Lely center de Mayenne ne doute pas. L’entreprise compte dans son parc le plus vieux robot Lely de France. Il tourne depuis 16 ans.
Sur ce marché de l’occasion, les robots sont généralement âgés de 5 à 8 ans. “On voit régulièrement 8 années d’amortissement sur ce type de produit”, précise Pascal Bretonnière. Si le choix des options est un frein pour certains, le coût en décide d’autres. “Sur du neuf, il faut compter 135 000 euros. Avec de l’occasion, on peut tomber à 60 000 euros”.

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