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A quelques kilomètres de Granville
VIDEO. Le zoo de Champrépus souffle ses 50 bougies

Agriculteur, passioné par le monde animal, Lucien Lebreton a créé ce lieu magique, situé entre Granville et Villedieu.

Outre la présentation d’animaux, le parc zoologique mène des actions de conservation  sur le terrain.
Outre la présentation d’animaux, le parc zoologique mène des actions de conservation sur le terrain.
© Copyright zoo de Champrépus

Né de la passion de Lucien Lebreton (le grand-père des actuels propriétaires), le parc zoologique de Champrepus a accueilli ses premiers visiteurs voici aujourd’hui 50 ans, le 1er juillet 1957. Agriculteur, passionné par le monde animal, Lucien Lebreton possédait un petit élevage d’oiseaux en bordure de la nationale et les gens aimaient s’y arrêter. Puis, la collection a grandi peu à peu, fonctionnant un peu comme une arche de Noé : le zoo recueillait les animaux blessés des environs, représentatifs de la faune européenne, et les soignait dans ce qui constituait alors le premier centre de soins du département à destination de la faune sauvage. Ce cinquantième anniversaire est donc symbolique de toute une évolution du regard de l’homme sur l’animal et son environnement. Évolution En 1980, Yves Lebreton, très attaché à ses racines et au territoire qu’il a toujours habité, reprend le zoo. Il est rejoint deux ans plus tard par son frère Jacques, titulaire d’une licence en biologie. Et même s’ils ont conscience que la présentation au public des animaux doit évoluer, ils ne comprennent pas la campagne de dénigrement dont les zoos font les frais : ils ont toujours vu leur grand-père prendre soin de ses animaux. Très vite, ils cherchent à donner du sens à ce qui allait devenir le métier d’une vie entière. C’est ainsi que depuis plus de vingt-cinq ans, Yves et Jacques Lebreton travaillent d’arrache-pied et œuvrent, à leur échelle, à la réhabilitation des parcs zoologiques dans l’esprit du public. Leur objectif a toujours été de délivrer un message positif en prenant appui sur l’émotion que suscite la rencontre entre l’homme et l’animal : une prise de conscience de l’état de notre planète (disparition des espèces, déforestation…) mais aussi de l’attitude responsable que l’homme adopte par l’intermédiaire du zoo (préservation et réintroduction d’espèces en voie de disparition). En faisant le choix de la qualité, les frères Lebreton se sont adaptés à la demande de véracité du public et à sa sensibilité pour la nature et les valeurs environnementales. Peu à peu, le zoo tel qu’on peut le visiter en 2007 a vu le jour : amélioration des conditions de vie des animaux, aménagement paysager, organisation d’un plan cohérent de conservation, mise en place de services aux visiteurs. C’est un ensemble qui évolue jour après jour, dans ce que peuvent voir les visiteurs comme dans la structure, avec toujours le même objectif qu’au départ : offrir à tous (animaux, personnel et visiteurs) un confort maximum. Les naissances, qui ponctuent régulièrement la vie du zoo, et la progression constante de la fréquentation sont les plus belles récompenses de cet engagement. Champrepus, aujourd’hui En 2007, le parc zoologique de Champrepus offre une fenêtre unique sur la faune et la flore du monde entier. S'inscrivant dans une démarche volontariste de conservation, un des objectifs du parc est de sensibiliser ses visiteurs aux menaces qui pèsent sur la biodiversité. Visité par plus de 110 000 personnes chaque année, ce lieu dédié aux espèces animales et végétales est un des sites les plus fréquentés du département. La mission scientifique du parc zoologique : la conservation des espèces menacées. Pleinement conscients de la mission scientifique qui est la leur, les responsables du zoo de Champrepus participent depuis 1993 à des plans d’élevage européens (EEP), gérés par l’Association européenne des Parcs zoologiques et Aquariums (EAZA). Sous la tutelle de l’UICN (Union internationale pour la Conservation de la Nature), instituts, universités et parcs zoologiques développent plus de 150 programmes d’élevage. Chaque année, l’EAZA organise une campagne spécifique, destinée à porter l’attention sur une espèce animale particulièrement menacée. En 2007, l’EAZA a souhaité sensibiliser sur les menaces qui pèsent sur de nombreuses espèces de l’île de Madagascar. Le zoo de Champrepus, accueillant des lémuriens et déjà impliqué dans des projets malgaches, suit de près cette campagne. Le parc zoologique de Champrepus est également membre du CEPA, le Conservatoire des Espèces et des Populations animales. Cette association créée en 1987 mène des projets complémentaires de conservation de populations animales négligées car méconnues et peu médiatisées. Actions de conservation sur le terrain Depuis 2002, le zoo adhère à l’association Antongil Conservation, une ONG malgache dont l’objectif est la conservation de la biodiversité dans le nord-est de Madagascar (péninsule de Masoala). Le rôle d’Antongil Conservation est de sensibiliser les habitants des villages de la région d’Ambodyvoahangy qu’il est nécessaire de préserver la forêt. Pour cela, l’ONG a choisi l’action de terrain, en aidant concrètement les populations locales à gérer au mieux leurs ressources naturelles : construction de barrages pour l’irrigation des rizières et micro-projets destinés à améliorer les conditions de vie. C’est cette même démarche d’aide aux conditions de vie des locaux qu’a adoptée l’Association de sauvegarde des Girafes du Niger (ASGN), soutenue également par le parc zoologique de Champrepus. L’objectif est de permettre une cohabitation durable entre la population et les girafes. Il s’agit tout d’abord d’améliorer la vie et d’offrir de l’emploi. S’appuyant sur des relais locaux, l’opération est un succès : depuis 3 ans, pas une girafe n’a été tuée. Création de Gaïa Conservation Pour mener à bien tous ces projets de conservation in situ et ex situ, le parc de Champrepus a créé l’association "Gaïa Conservation" afin de participer financièrement à des projets de préservation des espèces animales menacées. Dans le parc, une urne est à la disposition des visiteurs pour recueillir les dons. Pour cela, il est aussi possible de contacter directement Gaïa Conservation • Parc zoologique 50800 Champrepus • 02 33 61 30 74. Telles qu’elles sont conçues, les animations proposées permettent au visiteur de voir et d’observer les animaux dans les meilleures conditions possibles. Mais c’est surtout pour le parc zoologique l’occasion de délivrer un message sur les espèces présentées et les raisons de leur conservation en captivité : principales caractéristiques morphologiques des animaux, spécificité de l’espèce, comportement. Sont abordés également les problèmes que peut poser la cohabitation entre les animaux et les hommes dans leur milieu naturel, qui est souvent une des causes de leur disparition. Au programme : Le goûter des loutres • Le goûter des lémuriens • Le goûter des girafes. Sensibiliser le public Complétant la politique d’animations, des supports d’information pédagogique ont pour vocation de sensibiliser le public aux problèmes liés à la conservation des espèces : une vingtaine de panneaux permettent aux enfants, en famille ou en sortie scolaire, d’acquérir de façon ludique des notions de biologie animale, grâce à un jeu de questions-réponses. Depuis 2007, on peut apprendre l’anglais en s’amusant au parc de Champrepus : les panneaux pédagogiques sont bilingues ! Parc zoologique de Champrepus • 50800 Champrepus • tél. 02 33 61 30 74 • fax 02 33 61 71 43 zoo.champrepus@wanadoo.fr • www.zoo-champrepus.com Horaires d’ouverture Tous les jours, de 10 heures à 19 heures. Le parc zoologique est situé sur la D924, sur l’axe Villedieu (8 km) - Granville (20 km).

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