Aller au contenu principal

Techniques simplifiées : apporter des solutions en élevage

Dans les coulisses de l’organisation de Mécasol, rencontre avec les éleveurs Jean Davy et Emmanuel Toudic

© AD

Jean Davy, président de la dynamique CUMA du Ménil-de-Briouze est partie prenante de Mécasol le 9 septembre prochain dans le département. Quant à Emmanuel Toudic, trésorier de la CUMA de Sainte-Opportune, il met à disposition une partie du site de 20 ha qui accueillera l’évènement. Nous les avons rencontrés en avant-première.

Comment en êtes-vous venus à mettre une de vos parcelles à disposition du mécasol ? 
Emmanuel Toudic : Je suis impliqué localement en tant que trésorier de la CUMA de Sainte-Opportune. C’est le réseau des CUMA qui m’a sollicité pour mettre une partie du terrain destiné au Mécasol à disposition. Je ne pratique pas particulièrement les techniques culturales simplifiées (TCS).

Comment le département s’est-il positionné pour accueillir cette édition de mécasol ?
Jean Davy : Mecasol est une manifestation nationale qui se déroule tous les deux ans. Celle-ci tourne d’une édition à l’autre entre les différentes régions. Cette année, c’était le tour de la Basse-Normandie et l’Orne s’est porté candidat. Une fois que l’organisation de la manifestation nous était acquise, encore fallait-il choisir le secteur. Notre choix s’est porté sur le bocage. Un territoire qui s’adapte bien aux problématiques actuelles des techniques culturales simplifiées TCS en élevage. Quid des travaux d’épandage ? Quid de l’organisation des semis après l’ensilage de maïs ? Quid de la gestion des mauvaises herbes et du stock de semences dans le sol ? Sur notre territoire à très forte dominante d’élevage laitier et situé en zone vulnérable, ce sont des questions récurrentes auxquelles chaque agriculteur doit répondre dès lors qu’il se pose la question de simplifier les techniques culturales. Nous avons donc trouvé intéressant de donner une orientation vers les problématiques d’élevage pour cette édition de mécasol. D’autant plus que les TCS, si elles posent question, peuvent aussi apporter de nombreuses solutions aux problématiques actuelles des éleveurs et notamment les problématiques de main-d’œuvre. Après un chantier d’ensilage, on peut gagner un temps considérable pour l’implantation de la céréale à suivre. Mais attention à différents aspects techniques tels que le ressuyage.

Quelles réponses allez-vous apporter ?
Jean Davy : Tassement du sol, maîtrise des adventices, couverts végétaux ... Nous organisons la journée en différents ateliers spécialisés. Sur le site de 20 ha, 14 déchaumeurs et 10 semoirs rapides, seront montrés en fonctionnement. Nous avons mis en place sur le site différentes microparcelles de démonstrations visant à révéler les effets de différentes techniques telles que le décompactage du sol, le semis du maïs au strip’till ... Nous voulons montrer qu’il existe de nombreux outils permettant de simplifier les travaux du sol, et qu’il n’est pas nécessaire d’acquérir de nouveaux équipements.
Pâturage, affouragement, structure du sol ... Comment transformer la contrainte réglementaire des couverts végétaux, en atout pour l’exploitation ? Pour apporter différents éléments visuels de réponse, nous avons implanté au mois de juin dernier différentes espèces de couverts végétaux. Un profil cultural permettra de constater l’effet sur la structure du sol. 

Qu’en est-il de la récupération des menues pailles ? 
Jean Davy : Avec la CUMA du Ménil, nous nous intéressons de près à la récupération de menues pailles et nous avons fait venir cette année une machine pour les moissons. Résultat, une tonne de matière récoltée à l’hectare, que nous utilisons pour le paillage de notre poulailler. C’est une litière très profitable pour les volailles. Avec la Chambre d’agriculture et Agrial, nous voulons évaluer la capacité de cette technique à retirer une partie du stock de semences de mauvaises herbes du sol et donc à améliorer la gestion du désherbage. Pour cela, nous organisons des comptages de levées d’adventices dans les parcelles ayant profité de la collecte des menues pailles et dans des parcelles voisines. Nous voulons également évaluer la germination de mauvaises herbes pour les fumiers et composts issus de ces litières. Nous espérons avoir de premiers résultats à présenter à l’occasion de mécasol.

Mécasol en chiffres                         - Plus de 50 exposants présents.
- 14 déchaumeurs et 10 semoirs rapides en démonstration.
Infos pratiques
-Accueil dès 9 h 30.
-Restauration et buvettes sur place.
-Parking.
-Fléchage depuis Briouze et Ste-Opportune.
-Entrée : 5 € sur place. (Gratuit pour les moins de 12 ans).

-Plus d’info et billetterie en ligne gratuite sur www.mecasol.cuma.fr
Programme détaillé
10 h à 11 h 30 : ateliers techniques.
Atelier 1: simplifier le travail du sol.
Atelier 2 : couverts végétaux : valoriser la contrainte         réglementaire.
Atelier 3 : prévenir et limiter le tassement de son sol.
11 h 30 : démonstrations commentées de déchaumeurs.
14 h : démonstrations commentées de semoirs rapides     et directs.
15 h - 16 h : forum-débat “techniques sans labour         on peut maîtriser les adventices”.
16 h 30 : démonstration de destruction mécanique         de couverts végétaux.
17 h : démonstration d'une nouvelle marque d'ensileuse Podia.

- Village des exposants en continu sur la journée         avec démonstrations libres des constructeurs présents.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Contrairement à la FCO, il n'existe pas encore de vaccin contre le Shamonda Europe.
Le nouveau virus détecté sur des bovins dans la Manche et le Calvados
Un premier foyer de Shamonda Europe a été constaté dans un élevage du centre de la Manche, sur trois vaches. Cette nouvelle…
Dans le maïs, Jean-François Osmond explique au préfet de la Manche Marc Chappuis les dégâts subis par la culture en raison de la sécheresse et de la canicule.
Sécheresse : l'alerte rouge s'étend dans la Manche
Jour après jour, la ressource en eau devient un peu plus précieuse. Le préfet de la Manche, Marc Chappuis a pris de nouvelles…
Six sites et 121 communes sont concernés par l'officialisation de l'inscription des plages du Débarquement au Patrimoine mondial de l'Unesco.
Le classement des plages du Débarquement à l'Unesco "ne doit pas être une entrave au monde agricole"
Les plages du Débarquement en Normandie figurent depuis le 26 juillet 2026 au panthéon du Patrimoine mondial de l'Unesco.…
Après une année 2025 exceptionnelle pour la pomme à cidre, l'année de retour de production est pénalisée.
Le ramassage des pommes envisagé dès le 15 août en Normandie
Fruits qui tombent, fruits brûlés, fruits secs... les fortes chaleurs bousculent aussi les pommiers pourtant pourvus de profondes…
Alban Brehon (à droite) a fait part de l'appel à la solidarité au préfet du Calvados, (à gauche)
Sécheresse : la FRSEA lance une enquête sur les besoins en fourrages
Avec la sécheresse, plusieurs éleveurs craignent de manquer de fourrages l'hiver prochain.
Emmanuel Grossin, président de la section viande bovine de la FDSEA de la Manche.
À Socopa Coutances, les frigos sont pleins, l'abattoir est saturé
Suite à l'appel à mobilisation de la FNB (Fédération nationale bovine), les responsables syndicaux de la Manche, FDSEA et JA, se…
Publicité