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Viande, FNB, aide aux éleveurs allaitants
Aide aux bovins allaitants : “La FNB prédit que 22 000 exploitants seront éligibles”

Le gouvernement a annoncé, en mars, une enveloppe de 60 millions d’euros pour les éleveurs de bovins allaitants impactés par la crise de la Covid-19. Depuis lundi 26 juillet et jusqu’à mercredi 15 septembre, ils peuvent remplir leur dossier, uniquement en ligne sur le site de FranceAgriMer.

A droite, Thierry Thomas responsable viande à la FDSEA 61
A droite, Thierry Thomas responsable viande à la FDSEA 61
© JP

>> Quels préjudices financiers, induits par la pandémie, les éleveurs de bovins allaitants ont-ils subis ?

Depuis février 2020, les éleveurs de jeunes bovins d’engraissement ont eu un manque à gagner sur les marchés à l’exportation en Union européenne et dans les pays tiers. Cela a conduit à des surstocks en France et à la baisse du prix au kilo. Ils ont aussi subi la fermeture de la restauration notamment collective et n’ont pas pu écouler leurs bêtes aux périodes habituelles. Ce manque de dynamisme a une incidence sur la production de broutards, où le nombre d’ateliers mis en place a baissé. Les stocks de broutards ont aussi fait chuter les prix. Des animaux ont été mal vendus.

>> D’où cette aide exceptionnelle du gouvernement. Qui y est éligible ?

L’aide cible les catégories broutards mâles et JB vendus, sur douze mois, liés à la période Covid-19, entre le 1er avril 2020 et le 31 mars 2021. Sont visées les races allaitantes, mixtes ou croisées. Pour y prétendre, il faut répondre à plusieurs critères : moins de 11 000 € de revenu par unité de travail non salarié en 2020 ; avoir dix animaux minimum ; avoir eu les animaux vendus au moins 120 jours dans l’exploitation et 60 % du chiffre d’affaires liés à l’activité viande. Cette dernière condition n’est pas logique, car les pertes d’exploitations spécialisées sont les mêmes que si on a plusieurs ateliers. Beaucoup de gens ne vont pas se retrouver dedans. Le système manque d’équité. La FNB prédit que 22 000 exploitants seront éligibles, pour un montant estimé de 2 000 à 3 000 € par ferme ou de 41 € par broutard et 52 € par JB.

>> Quelle est la position du syndicalisme ?

Nous demandons toujours un soutien à la production, mais le syndicat cible, au départ, une prise en compte des coûts de production dans nos élevages, pour tirer la filière vers le haut. Nous souhaitons que les pouvoirs publics nous aident à contractualiser. Cette mesure exceptionnelle aide les exploitations aux plus bas revenus, mais ne permet pas d’envisager un avenir dynamique pour les producteurs de viande bovine.

Pratique

Pour demander l’indemnisation exceptionnelle des élevages de bovins allaitants Covid-19, rendez-vous jusqu’à mercredi 15 septembre 2021, uniquement sur le site de FranceAgriMer
 

 

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