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Prévention incendies
Toujours plus chaud, l’été normand s’enflamme

Face à l’augmentation du nombre d’incendies, la vigilance portée aux facteurs de risques liés aux travaux d’été doit être renforcée.

incendie
Les particularités du sud s’invitent en Normandie.
© DR

« Le nombre de départs de feux de végétation progresse de manière exponentielle dans le département », constate avec inquiétude Ingrid Graindorge, responsable communication du Service départemental d’incendie et de secours du Calvados (Sdis 14). Depuis juin 2020 dans le Calvados, 22 incendies couvrant 44 ha ont été signalés au centre de traitement d’alerte. À titre de comparaison, 56 ha de culture et 37 ha de broussaille ont été détruits durant l’été 2019 dans le département. La situation s’empire d’année en année à cause du changement climatique. « On commence à avoir les mêmes particularités que dans le sud. Il n’y a plus d’étés humides. On se rend compte qu’on a besoin d’une force de frappe rapide », précise Ingrid Graindorge. En ce sens, un point sur la météo et le contexte local est réalisé tous les matins par la chaîne de commandement afin de mettre en place des moyens de secours proportionnés aux risques. La question de la proximité des aires urbaines inquiète également les pompiers. En partenariat avec la Chambre d’agriculture et la préfecture, le Sdis 14 organise une campagne de sensibilisation destinée à rappeler les gestes à adopter avant et durant la moisson, ainsi que lors de l’incendie.

Les ETA aussi

Patrice Gauquelin, président d’EDT Normandie et patron d’une ETA expose le principal moyen de lutte que peuvent mettre en œuvre les utilisateurs de matériel agricole pour limiter les risques d’incendies : « il n’y a pas de solutions miracles. Le plus important, c’est le soufflage systématique du matériel. Il limite les risques d’incendie et permet aussi de pousser à vérifier scrupuleusement l’état du matériel ».  Concernant le matériel utilisé, il ajoute : « il y a les compresseurs mobiles, mais après, on peut aussi utiliser des souffleurs à feuille ». De nombreuses initiatives allant au delà de la réglementation peuvent être mises en place.

Agriculteurs en première ligne

Côté exploitants, les risques sont de provenance multiple. Le parcelles de bord de route sont particulièrement sensibles compte tenu des incivilités de personnes jetant leurs mégots de cigarette par la fenêtre de leur véhicule. À cause de cela, Nicolas Philippe, agriculteur à Cagny (14), a vu une de ses parcelles brûler trois fois en dix ans. Celle-ci avait été moissonnée et la paille avait été broyée sur place. Placer les tas de paille loin des axes routiers est une solution de prévention.

Prévenir le risque

Les assureurs accompagnent également les cultivateurs. Stéphane Labarrière, président de la fédération des caisses locales Groupama, annonce que l’assurance peut prendre en charge la vérification des extincteurs de l’exploitation. Il ajoute : « dans l’Eure, des essais de pose de plaques de polyesters en dessous des patins de moissonneuses-batteuses ont été menés ». Ces actions s’accompagnent d’une démarche de communication auprès des agriculteurs cotisants. Les périodes de fortes chaleurs requièrent une vigilance accrue de la part de tous les utilisateurs de l’espace agricole. 

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