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Tous les chemins mènent aux pâtures

Un bon réseau de chemins contribue à la réussite du pâturage et c’est aussi un véritable investissement. Les matériaux disponibles sont multiples avec leurs avantages et inconvénients. Leur durabilité passe une bonne mise en œuvre et un suivi régulier de leur état.

La bonne mise en œuvre est un gage de durabilité.
La bonne mise en œuvre est un gage de durabilité.
© CA

Tout d’abord se poser les bonnes questions : quel type de pâturage je prévois ? Ai-je besoin de chemins ? Où vais-je placer les points d’eau ? Qui va emprunter ces chemins ? Quel matériau mettre ? Les questions sont nombreuses.

Bien organiser son pâturage
Pour la bonne valorisation de l’herbe, on considère qu’il ne faut pas dépasser 3 jours de pâturage successif sur chaque parcelle. Les délais de retour sont de l’ordre de 18 à 21 jours au printemps et jusqu’à 36 jours en été, suivant la vitesse de pousse. Le nombre de parcelles en découle donc. Plus le système est dynamique, plus le nombre de parcelles sera important.
Chaque parcelle doit donc être desservie par un chemin d’accès. La largeur peut varier selon l’intensité d’usage. En sortie de bâtiment et sur la première partie du parcours, les chemins doivent être assez larges - 4 à 5 mètres - pour une bonne fluidité de circulation du troupeau. En position terminale, la largeur peut même se réduire à un mètre.

Des matériaux stables et non blessants
Les possibilités de matériaux sont nombreuses. Ils doivent être stables et non agressifs pour les pattes des vaches. Le coût est également un élément à ne pas négliger. On privilégiera les matériaux correspondant à des approvisionnements proches, le coût du transport pouvant varier du simple au triple.
Le suivi sur la ferme expérimentale de Normandie « La Blanche Maison » a porté sur plusieurs solutions.
• Le caillebotis
Cette solution correspond au réemploi de caillebotis. Un bon calage des dalles est nécessaire. La mise en place de sable dans les espaces libres permet de limiter le caractère abrasif.
• Le calcaire
C’est une solution très satisfaisante. Les chemins sont très stables.
• Le sable
Le sable assure la couche de finition sur 3 cm d’épaisseur posé sur une base de 0-120 sur 20 cm. Pour une bonne tenue dans le temps, il est nécessaire de bien cylindrer le chemin.
• La galette minérale
Matériau issu du lavage des granulats, il ne faut pas dépasser une épaisseur de 7 cm, sur une base en 0-120. Au-delà, le matériau se déforme avec le passage répété des animaux.
• Le béton
Cette solution est relativement onéreuse. Elle est à réserver aux sorties de bâtiments.

Fait pour durer
La durabilité se joue dès la mise en œuvre :
• Des chemins séparés, pour le troupeau et le matériel ;
• Un profil permettant  d’évacuer l’eau  rapidement ;
• Des  chemins au soleil pour assurer l’assèchement rapide après les pluies ;
• La pose d’un géotextile en soubassement, avant la mise en place des matériaux.
Le suivi régulier des chemins participe également à la durabilité. Chaque année, il est nécessaire de faire le tour des chemins et de procéder à la réhabilitation ponctuelle si nécessaire. L’intervention peut être rapide : reprise, grattage, empierrement avec mise en place d’un géotextile. Préférer ces interventions en début d’hiver pour avoir une bonne stabilisation des granulats.

Pour aller plus loin, vous pouvez contacter :
- Les conseillers des services bâtiments des Chambres d’agricultures de Normandie.
- La Ferme expérimentale de Normandie « La Blanche Maison » - Tél. 02 33 56 12 04

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