Aller au contenu principal

FDSEA-JA
“Tous à Saint-Lô, demain 23 mai”

La reconnaissance des actifs investisseurs fera l’objet d’un rassemblement à Saint-Lô, vendredi. L’occasion d’aller à la rencontre d’un couple d’exploitants.

© EC

AFeugères, une exploitation laitière comme il en existe des milliers dans le département, autrement dit un couple qui a investi à parts égales dans une EARL, travaillant de concert en donnant le meilleur d’eux-mêmes. Problème, à l’arrivée seul Jean-François Tapin est reconnu en tant qu’actif investisseur. Stéphanie, son épouse, qui a laissé son travail à l’extérieur en 2008, cotise à tous les niveaux mais n’est toujours pas reconnue.

Double erreur
Pour Sébastien Amand, Jean-Michel Hamel (FDSEA) et Jean-François Osmond (JA), “ne pas reconnaître tous les actifs investisseurs sur une exploitation est une double erreur : on décourage les conjointes ou conjoints à investir pour gagner en compétitivité et on les pénalise psychologiquement en ne leur donnant pas un statut égalitaire”. Et Jean-François Osmond, secrétaire général des JA 50, d’évoquer au passage son cas. “Je suis en EARL à trois avec mes parents, un seul est reconnu actif investisseur”. Jean-François Tapin, lui, a repris l’exploitation familiale en 2004, soit 80 ha de SAU. Stéphanie son épouse avait un bon job à l’extérieur. Pourtant, en 2008, elle a décidé de franchir le pas, armée de son courage et de ses compétences. “J’ai repris une exploitation, donc amené du lait et des hectares dans l’EARL”. A l’époque, le GAEC entre époux n’était pas possible. “S’il l’avait été, nous serions aujourd’hui reconnus tous les deux comme actifs investisseurs. Nos demandes de PMBE auraient donc été multipliées par deux, comme nos aides PAC”. Des aides qui prennent de plus en plus d’importance puisque les 52 premiers ha seront les plus aidés. “Pour nous, comme d’autres conjoints dans notre cas, cela aurait fait 2 x 52 ha. Du coup, nous avons un gros manque à gagner”. Une simulation a été effectuée. “Le montant de notre aide PAC se serait donc stabilisé malgré la convergence. Par contre nous ne sommes pas oubliés pour le reste. Pour les impôts et les charges sociales nous sommes bien deux ! PMBE, crédits d’impôt, aides minimum, redistribution des 52 premiers hectares et aides couplées pénalisent donc les accès aux aides. Force est de constater que les droits ne sont pas les mêmes pour tous les femmes et les hommes qui vivent de l’agriculture”.
Fiscalement par contre, la parité est bien au rendez-vous. “C’est pourquoi, expliquent les représentants de la FDSEA et des JA, nous organisons cette manifestation vendredi 23 mai, à partir de 10 h 30. L’écriture de la loi d’avenir est toujours en cours et pour l’instant la définition de l’actif est encore très floue. Il est important de se mobiliser pour pouvoir peser dans les discussions et faire reconnaitre tous les investisseurs à travers la redéfinition de l’actif. A long terme, ces distorsions auront des impacts négatifs sur la filière et entre autres l’emploi. Il est temps  de rendre justice à tous ces oubliés ; donc tous à Saint-Lô
vendredi”.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une 1re rencontre de femmes agricultrices a eu lieu mardi 16 juin 2026 à Vire, dans le Calvados, à l'initiative de la FDSEA 14.
Être agricultrice en 2026, c'est être partout à la fois
La section des agricultrices du Calvados (FDSEA) a organisé son 1er événement "Viens me raconter ça au déjeuner", mardi 16 …
Dans cet épisode de canicule, les agriculteurs doivent "jouer la prudence sur tout le territoire normand, pour préserver les hommes, le matériel et éviter des départs de feu incontrôlables" lors des moissons, souligne Sylvain Delye, président de la FDSEA de l'Orne.
Canicule 2026 : les moissons entravées par des interdictions dans certains départements normands
Les premières interdictions de travaux dans les champs sont tombés en ce début de semaine à cause du risque d'incendie au cours…
Alban Gosselin, originaire de la Manche, finit premier sur le podium du concours de jeunes présentateurs, au côté des juges du jour.
Alban Gosselin, consacré meilleur jeune présentateur à Vire
Le concours jeunes présentateurs a consacré Alban Gosselin, jeune éleveur de 18 ans de la Manche, au festival de l'élevage de…
Le Festival de l'élevage de Vire revient d'ici neuf jours. "Pour les partenaires, c'est le top. Participer à trois concours en un, c'est mieux", remarque Thierry Chanu. Les organisateurs promettent : "Un événement qui valorise la génétique, la passion des éleveurs et la transmission entre générations. Une journée conviviale et familiale".
Deux décennies de concours bientôt célébrées à Vire
Le festival de l'élevage de Vire se tiendra à l'hippodrome de la ville, samedi 13 juin 2026. Et si l'événement est inscrit…
La longue liste des doléances s'est égrenée au fil des débats du congrès de l'AGPB qui s'est tenu les 26 et 27 mai à Nancy.
Après trois années noires, les céréaliers veulent reprendre la main
L'Association générale des producteurs de blé et autres céréales (AGPB) a organisé son congrès annuel les 26 et 27 mai 2026…
"Parsème est l'exemple même de projet qui participe à montrer que nos campagnes œuvrent au dynamisme et à l'innovation", déclare Philippe Blaise, maire de Lingèvres, saluant "le parcours entrepreneurial de Victoria".
Les curieux se pressent à l'inauguration de Parsème en Normandie
Installée à Lingèvres, Victoria Briend a présenté son projet d'ampleur : Parsème. Jeudi 28 mai 2026, elle a convié…
Publicité