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Traite : un petit tour pour évoluer

A Yvrandes (61) l’EARL de la Béharie a investi dans un roto de traite Delaval de 30 places. L’outil fonctionne depuis plus d’un an. Les éleveurs apprécient son caractère évolutif. 30 vaches supplémentaires sont traites en 15 minutes.

© VM

Le manège de traite fait tourner la tête de certains éleveurs. Plus de 500 d’entre eux ont fait le déplacement à  la porte ouverte organisée par Orne et Mayenne Elevage. À Yvrandes (61), Hervé, Marie-Madeleine, Pauline et Valentin Durand utilisent un roto de traite 30 places depuis plus d’un an. C’est d’abord le caractère évolutif du matériel qui a séduit les agriculteurs. La ferme absorbe ainsi l’arrivée de 40 vaches supplémentaires. La production laitière monte donc de 560 000 à 850 000 litres de lait. Et la stabulation offre, au besoin, d’autres possibilités d’agrandissement.

Ne pas se brider
“Nous nous sommes adapté la libéralisation des quotas laitiers. Nous ne voulions pas nous brider. Notre projet a été pensé pour durer en même temps que les bâtiments. On savait que nous ne ferions pas notre carrière avec l’ancienne salle de traite”, explique Pauline. La jeune agricultrice est installée depuis deux ans. Son frère, Valentin, est salarié. Il devrait s’associer officiellement avec sa sœur dans les années à venir.

90 vaches traites en 45 minutes
À terme, leurs parents prendront leur retraite. Avec un atelier taurillon, deux poulaillers et des cultures, le temps est compté sur l’exploitation. Un moment envisagée, la solution robotisée a été mise de côté. Mais avec le roto, la notion de temps de travail n’est pas oubliée. 90 vaches sont traites en 45 minutes, lavage compris. “Généralement, nous trayons à deux au début et à la fin de la traite. Une personne seule mettra 50 minutes”, estime Pauline Durand. Le flux des vaches est continu. L’avancée du chien électrique est directement liée au rythme du roto.
Les associés ont hésité avec un 24 postes. Avec le recul, ils estiment que 30 places sont “un minimum pour traire à deux. En dessous, on attendrait que les vaches aient terminé”.

Roto extérieur
Autre choix technique : la famille Durand a opté pour un roto extérieur. “Nous voulions être de plain-pied et faire la traite par l’arrière. C’est plus sécurisant et nous voyons mieux nos vaches”, explique Pauline. Cette solution permet également de disposer d’un roto plus compacte. Il mesure 10 m 50 de diamètre et se loge dans un bâtiment moins onéreux. C’est la même taille qu’un 24 postes en traite intérieure. Les éleveurs ont ainsi trouvé leur solution qui ne les confine ni à la traite ni dans leur projet d’exploitation.

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