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Transformer le changement climatique en opportunité

A travers de petites saynètes, les GVA de l’Orne ont développé le thème du changement climatique avant de se regrouper par ateliers. Le but : faire émerger des idées d’adaptation face au climat.

“Le climat change. c’est une certitude, les agriculteurs s’en rendent compte chaque saison. Au lieu d’y voir une fatalité, en anticipant, cela peut devenir une opportunité”, assure Violaine Lasseur, coordinatrice départementale des GVA (groupement de valorisation agricole).


S’approprier ce changement


“Le changement climatique est beaucoup discuté dans les médias et l’agriculture souvent désignée comme responsable. Je ne pense pas que le débat se situe ici. La question est : comment l’agriculture de demain va réagir face à ce changement?”, demande Violaine Lasseur. Ces bouleversements se font déjà ressentir avec par exemple des aléas climatiques extrêmes (sécheresse) ou des incidents répétés comme le gel de printemps. “Le monde agricole doit s’approprier le sujet et modifier ses pratiques”. Des spécialistes, comme Jean-René Lucas, chargé de mission Climaster, donnent des pistes comme “l’implantation de nouvelles cultures ou l’accélération du rythme des plantations et des récoltes”. 

4 ateliers pour se préparer


La soixantaine de personnes venues assistées à la journée départementale GVA a pu découvrir les premières recherches autour de quatre ateliers. Le parc naturel Normandie-Maine (associé au projet) et les pistes d’adaptation concrètes sur les pratiques agricoles constituaient le premier pôle. “L’augmentation des températures peut être régulée avec un mélange multi-espèces pour l’herbe. A contrario, le maïs est très à l’aise dans ce contexte. La baisse de la pluviométrie engendre quant à elle des difficultés en été. Cependant, jusqu’ici, des pluies salvatrices ont toujours tempéré le problème”, résume le conseiller de la chambre d’agriculture. L’autre groupe de travail a étudié la méthanisation et l’agroforesterie. L’une réduisant les émissions de gaz à effet serre en améliorant les revenus des agriculteurs. L’autre serait un outil très adapté à ce nouveau contexte climatique par une compétition racinaire bénéfique pour le système de production, un microclimat crée par les arbres, une érosion limitée des parcelles et une augmentation du bien être animal

Les moyens de lutter contre les pollutions


“L’agriculture émet des substances toxiques mais, elle a l’avantage (par rapport à l’industrie par exemple) de pouvoir compenser”, explique Jean-René Lucas, chargé de mission Climaster.


- Réduire et optimiser la fertilisation azotée.
- Développer les légumineuses (capte l’azote de l’air).
- Implanter des cultures intermédiaires (piège à nitrate).
- Semis de culture sous couvert.
- Réduire les émissions de méthane entérique (alimentation du bétail, rechercher l’autonomie alimentaire à l’échelle locale).
- Gestion des déjections animales.
- Réduire les émissions de CO2 (réalisation d’un diagnostic énergétique : engins agricoles, bloc traite, bâtiment d’élevages, production d’ENR).
- Réduire les émissions de CO2 indirectes (limiter le changement d’affectation des sols prairies/forêts).

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