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Filière porcine
Transmettre la passion, le défi de la filière porcine

Fiers de leur métier et satisfaits de leur qualité de vie, les éleveurs porcins peinent pourtant à recommander leur profession à leurs proches. Ce paradoxe, révélé par le premier baromètre social d'Inaporc en janvier dernier, a nourri les échanges de la table ronde organisée par l'UNGP et l'Arip Normande autour du renouvellement des générations, vendredi 12 juin 2026 à Colombelles. 

De gauche à droite, Ivan Fourré, éleveur de la Manche ; Stéphane Besselièvre, éleveur dans l'Orne ; Nathan Leforgeais, troisième génération de la charcuterie familiale Leforgeais et Antonin Robin, étudiant à l'ESA et apprenti chez Porc Armor.
De gauche à droite, Ivan Fourré, éleveur de la Manche ; Stéphane Besselièvre, éleveur dans l'Orne ; Nathan Leforgeais, troisième génération de la charcuterie familiale Leforgeais et Antonin Robin, étudiant à l'ESA et apprenti chez Porc Armor.
© LA

"Le premier repreneur, c'est souvent un membre de la famille ou un salarié. Si les éleveurs ne transmettent pas une image positive de leur métier, comment susciter des vocations ?" C'est autour de cette interrogation que Jean-Christophe L'Huillier, responsable RSO d'Inaporc, a présenté les premiers résultats du baromètre social des éleveurs porcins. Menée auprès de 215 exploitants au niveau national, l'enquête révèle un paradoxe : 91 % des répondants se disent fiers d'être éleveurs et jugent leur qualité de vie meilleure que celle d'autres productions, "mais beaucoup n'encourageraient pas un proche à suivre cette voie".

Ce constat a servi de fil conducteur à la table ronde consacrée au renouvellement des générations. Car derrière cette perception contrastée se cache un enjeu majeur : assurer la pérennité de l'élevage, à l'heure où plus de 40 % des chefs d'exploitation ont plus de 55 ans.

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