Aller au contenu principal

Viande bovine
Triple atouts pour la Salers

A force de clamer que toutes les races à viande sont rustiques ou économiques, retour sur les fondamentaux d’une bonne allaitante.

© EC

La Salers en Manche ? Loin d’être une coïncidence. Dans le Mortainais ou le Cotentin, elle plaît non seulement pour la bonne valorisation de sa viande, mais avant tout pour sa rusticité. Éric Bouillaut, président de l’association Manche Salers, n’en démord pas. “Aujourd’hui, lorsque l’on évoque la “rusticité” d’une allaitante, c’est devenu un terme un peu fourre-tout. Désolé, mais toutes les races ne sont pas à la même enseigne”. Pas question pour notre éleveur, dont l’exploitation se situe à Sourdeval, de tirer la couverture à soi ou pour sa race, “chacun choisi en fonction d’attentes différentes suivant son schéma d’exploitation”. Reste que la Salers possède un trio d’atouts incontournables : fertilité, productivité et tranquillité. “C’est une vache tout terrain” lâche Éric Bouillaut.
Attractive
Pour résumer, la Salers c’est un peu la tondeuse à gazon des
collines normandes. “Elle se débrouille quasiment toute seule. Voici une quinzaine d’années, lorsque j’ai moi aussi j’ai dû me décider, la Salers s’est imposée d’elle-même. J’étais limité dans mes investissements avec des terrains accidentés et une possibilité de chargement à 1,3 UGB/ha. Cette race ne m’a pas déçu. J’ai des résultats économiques et techniques plutôt intéressants, notamment sur les frais vétérinaires. Ils ne passent pas les 25 € par animal/an. J’ai même parfois du mal à retrouver une seringue…”. Économique, la Salers le prouve aussi en temps de travail. “Je l’ai déjà souligné, elle se débrouille seule  notamment pour les vêlages. L’année dernière, sur 65 naissances, j’ai perdu deux veaux. Le premier en raison de la neige ; le second, issu de jumeaux, n’a pas voulu téter”. Les femelles sont conservées  pour la reproduction. “Certaines partent en engraissement, tout comme les mâles, vers d’autres départements. Par ailleurs, j’écorne désormais les animaux très jeunes”. L’herbe, d’accord en période estivale, mais en hiver ? “Les animaux restent toute l’année dans les parcelles, ce qui induit une gestion draconienne de mes quatre îlots (47 parcelles). En période hivernale je passe à l’enrubannage et au foin. Aucun concentré. Je m’inspire des méthodes “bio” sans passer la ligne, de manière à garder une marge de manœuvre en cas de pépin”.
Lors de la récente assemblée générale, se déroulant à Gorges (Centre-Manche), Éric Bouillaut a remis le couvert pour attirer d’autres éleveurs vers l’association. “Nous progressons doucement, mais sûrement. Pour exemple, nous avons un nouvel adhérent qui vient d’arrêter le lait pour partir en Salers, sur conseil de son vétérinaire. Des jeunes prêts à se lancer dans l’élevage sont aussi très intéressés”.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Marie Lecardonnel n'a pas pu se séparer d'un morceau d'obus conservé dans une boîte recouverte de l'inscription "morceaux de bombe ou d'obus ramassé dans la cour par Clermont Lecardonnel".
[EN PHOTOS] A 101 ans, Marie Lecardonnel reste un témoin précieux
A 101 ans, Marie Gires Lecardonnel, retraitée du monde agricole à La Chapelle-Enjuger, a mis sur papier ses récits authentiques d…
Béatrice Caplet et Thierry Bizeul : "ce Bachelor agro permet d'acquérir diverses compétences relatives au management d'une exploitation agricole dans un contexte de transition. Il permet de développer ses compétences en stratégie d'entreprise et de pilotage de projet, de se préparer à accompagner et seconder des exploitants dans leur fonction de dirigeant".
Au Campus du lycée de Sées : un Bachelor agro à la rentrée
Un Bachelor agro (Entreprendre, Accompagner et Manager en agriculture) ouvre à la rentrée prochaine au Campus Terre et Avenir du…
Le Syndicat Charolais du Calvados organise sa troisième édition des portes ouvertes.
Le grand retour des portes ouvertes du syndicat Charolais du Calvados
Le Syndicat Charolais du Calvados organise sa troisième édition des portes ouvertes. Les rencontres ont lieu cette fois-ci sur…
"Je ne suis pas de ceux qui pensent tout connaître", remarque David Clavière, mardi 18 mai, à l'occasion d'une conférence de presse. Le nouveau préfet souhaite "trouver des moyens d'avancer avec du bon sens et du pragmatisme, en étant simple, transparent et direct".
David Clavière, nouveau préfet "de terrain et de proximité" dans le Calvados
David Clavière, 52 ans, est le nouveau préfet du Calvados. Il succède à Stéphane Bredin et il a pris ses fonctions le 18 mai…
La remise de La Croix de commandeur dans l'ordre du mérite agricole à Gilles Beaufils s'est faite en mairie de Moyon, mairie qu'il a côtoyée pendant plusieurs décennies.
Promu commandeur dans l'ordre du Mérite Agricole, Gilles Beaufils reste humble
À 84 ans, Gilles Beaufils, ancien maire de Moyon pendant 30 ans, a reçu des mains du député Philippe Gosselin, parrain pour l'…
Grégory Bariller, élu président de la commission environnement le 8 avril dernier, par les membres du conseil d'administration de la FDSEA 61.
Grégory Bariller représente la commission environnement
Mercredi 8 avril, la FDSEA 61 a élu son nouveau conseil d'administration pour une durée de trois ans. Grégory Bariller, 40…
Publicité