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Face à la FCO, les négociants en bestiaux souffrent
Trop d'animaux, pas assez de débouchés

la FCO plombe les marchés locaux et pénalisent les ventes hors zone réglementée ou encore à l'export.

Laurent Binet, "les éleveurs ne doivent pas oublier les marchés locaux pour vendre leurs animaux".
Laurent Binet, "les éleveurs ne doivent pas oublier les marchés locaux pour vendre leurs animaux".
© E.C.
En tant que négociant en bestiaux, quelles difficultés rencontrez-vous ? Tout d’abord, il existe deux types de commerces. L’un concerne la viande. Pour celui-ci, il n’existe pas de difficultés insurmontables. Les bovins doivent être allotés selon leurs zones de provenance, après insectisation. Le problème, ce sont les coûts de ramassage qui montent en flèche (entre 20 à 30%). Un exemple, le Calvados se trouve à cinq kilomètres de notre centre d’allotement de Saint-Jean des Baisants (ndlr : à proximité de St-Lô). Or, en raison de la réglementation actuelle, les bovins doivent absolument transiter par le centre de St Martin des Besaces, qui lui se trouve dans le Calvados. Le deuxième type de commerce concerne les veaux et les animaux d’élevage. Là, cela coince réellement. Nous sommes arrivés à des écarts de prix importants, suivant les zones de provenance, car les intégrateurs ne veulent pas d’animaux provenant des zones “interdites”. Concrètement, la marchandise à l’Est du Couesnon à du mal à trouver preneur, alors que celle située à l’Ouest est recherchée, notamment par les engraisseurs du centre de la France”. Les mauvaises récoltes en maïs pénalise aussi le marché ? “En effet, beaucoup d’agriculteurs cherchent à vendre, notamment du broutard, car ils ont un doute sur le stock de maïs. A la clé, des catégories complètement invendables, surtout à l’export puisque l’on ne peut justement rien... exporter. En fait, il ne s’agit même plus d’une question de prix, il n’y a pas de débouchés ! L’exportation, face à un marché parfois encombré, c’était la soupape de sécurité. Comment réagissent les adhérents de votre syndicat ? “Mal, bien sûr ! Notre métier est basé sur de gros volumes et de petites marges. Dès que l’on touche au volume, il est évident que nous souffrons. Aujourd’hui, lundi 22 octobre, nous attendons des mesures allègeant la réglementation en place, surtout à l’exportation. En attendant, il ne faut pas que les agriculteurs oublient les marchés locaux de vente. Ils pensent parfois qu’ils sont fermés ou saturés, alors que ces mêmes marchés manquent d’approvisionnement.
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