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Session Chambre d'Agriculture
Trop d’eau : Les jachères utilisables pour les animaux

Après-midi de session dense, lundi à St-Lô. Au menu, Schéma départemental des structures et PAD laitier.

Rémi Bailhache déplore l’attitude du “Draf” lors des réunions, “il ne tient pas compte de nos avis”.
Rémi Bailhache déplore l’attitude du “Draf” lors des réunions, “il ne tient pas compte de nos avis”.
© E.C.
C’est en présence d’un nouveau membre associé, en l’occurrence Hubert Pignon (président du GAB), que s’est ouverte la session. Premier point soulevé par Rémi Bailhache, la pluviométrie importante de ces deux derniers mois. “Des secteurs comme Valognes ou St Hilaire et bien sûr les marais sont touchés avec à la clé des problèmes sur les récoltes de foin mais aussi le maïs ou encore le blé”. L’occasion pour Michel Raimbaud, représentant la DDAF d’indiquer en fin de session, “Le Ministre a pris la décision d’autoriser les agriculteurs de la Manche à utiliser les jachères pour les animaux”. Une inquiétude, la conjoncture des prix agricoles avec notamment des céréales à la hausse avec une conséquence certaines sur le prix des aliments. Autre point noir, le plan de maîtrise des bâtiments agricoles, “les partenaires se désengagent, or nous avons encore 250 à 300 agriculteurs en attente et les jeunes, eux, sont prioritaires”. Petite suprise, le tir à boulet rouge de R. Bailhache sur le directeur régional de l’agriculture, M. Riou. “Notamment au niveau du PVE, le “DRAF” ne tient pas compte de nos observations”. Dernier tir, cette fois sur le représentant de la CGT à la Chambre d’Agriculture, en l’occurrence M. Quarante. “Je vais demander au Préfet l’application du code rural pour qu’il soit rayé des cadres vu ses trois absences non excusées”. Comités d’orientation Petite révolution au niveau du fonctionnement, les élus ont décidé de créer des comités d’orientation dans les domaines de l’élevage, du territoire, du développement et des entreprises. Concrètement, les personnes désignées par la Chambre auront pour tâche de faire la liaison avec des structures aussi diverses que le conseil général ou encore les associations de maires ou les coopératives d’insémination. Pierre Aubril (Confédération Paysanne), lui, regrette ce déploiement de moyens. “A l’heure des économies de temps et d’argent, à quoi servent ces comités”. Réponse immédiate de R. Bailhache et Pascal Férey, “nous sommes pour car nous croyons aux vertus des échanges et des discussions”. Sur le schéma directeur des structures (SDDS), Pascal Férey a, entre-autres, plaidé pour une équité des traitements homme/femme et la reconnaissance des salariés. “La viabilité de nos exploitations passe par une bonne qualité de vie et donc l’embauche de salariés compétents”. Michel Hamel regrette de son côté qu’il n’y ait aucune obligation de formation dans le SDDS. Christiane Angot (CP) quant à elle stigmatise l’absence de limitation de distance pour les reprises. Dans les faits, l’arrêté préparé par le Préfet a été approuvé, sauf par la CP. La nouvelle unité de référence se monte à 60 ha, les agrandissements justifiés sont prioritaires lorsque la reprise concerne une faible superficie. Enfin, apparaît une simplification conduisant à uen seule SMI de 25 ha pour l’ensemble du département. A noter que la Chambre demande qu’une autorisation partielle puisse être accordée à un exploitant pour des parcelles situées à proximité immédiate de ses bâtiments d’exploitation, sans que cela remette en cause la viabilité de l’installation sur l’exploitation à laquelle sont destinées les autres parcelles. Lait Le PAD laitier a, lui aussi, fait l’objet de débats passionnés. Les élus estimant que ce projet prend en compte la notion “d’actif investisseur”, que les plafonds d’attribution proposés respectent la parité homme/femme ainsi que la présence éventuelle d’un salarié en CDI à temps complet mais aussi l’attribution de 30 000 litres permettant de conforter l’installation aidée des jeunes agriculteurs dans la double limite de 50% de la réserve et de la moyenne départementale par exploitation ont émis un avis favorable, à deux exceptions près. Auparavant quelques joutes verbales entre la CP et la FDSEA ont eu lieu. Pierre Aubril a regretté une diminution du nombre d’actifs ainsi que des sièges d’exploitation. Pascal Férey explique que évolution du projet départemental ne veut pas dire que tout le monde va pouvoir tout faire. Enfin, Raymond Breton (représentant des coops) estime indispensable ce plan “pour préparer la sortie des quotas”. Lors des questions diverses, le président de la FDSEA a remis le couvert sur la pluviomètrie au niveau des marais. “Pourquoi les portes de “La Barquette” (situées au niveau de Carentan) n’ont-elles pas été ouvertes pour enrayer l’inondation de 25 000 ha ?” Réponse du représentant de l’administration, Michel Raimbaud, “sur l’hydraulique, il serait utile d’avoir une meilleure concertation”.
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