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Jean-Edouard Radigue
Trouver sa place sur le GAEC familial

Jean-Edouard Radigue s’est installé en décembre 2011.Le GAEC familial y a gagné un quatrième associé, féru de génétique.

© AD
“J'ai grandi à la ferme et j'ai toujours voulu m'installer.En plus on avait la structure qui pouvait me le permettre ”, explique Jean-Edouard Radigue, fraîchement associé en GAEC avec sa mère et ses deux frères. Avec cette idée en tête, le jeune agriculteur n’est jamais resté très loin de l’exploitation familiale, mais il ne s’y est pourtant pas installé tout de suite.
Entre le passage de son BEPA à Mayenne et de son BPREA à Canappeville dans l'Eure, il travaille un an comme aide familiale. Un métier qu’il poursuivra de 2006 à 2011, avant de s’installer à 27 ans. Pendant cette période, il continue de travailler sur la ferme durant les week-ends. Alors quand on lui demande si le métier d’éleveur représente beaucoup de travail, il répond simplement n’avoir jamais perdu le rythme de l’exploitation laitière.
L'installation du jeune agriculteur a permis de reprendre 200 000 litres de quota et 35 ha de terrain. “C'est difficile de repérer les parcelles et il y a beaucoup de convoitises autour du foncier, souffle Jean-Edouard. J'ai profité du nouveau parcours à l'installation. Cela reste assez difficile de monter un dossier. Je ne suis pas certain qu’on ait réellement gagné en simplicité”, observe-t-il.

Moins de porcs et plus de lait
Depuis l’installation de Jean-Edouard Radigue, le troupeau de Prim’Holstein a gagné 20 vaches.Le grand chantier désormais se situe dans l’amélioration de l’organisation du travail. “Le temps passé à la traite était devenu trop long, il fallait faire quelque chose.Nous avons choisi de passer au robot de traite”, détaille le jeune éleveur. Les machines ne sont installées que depuis quinze jours, et le troupeau est toujours en période de rodage. Trop tôt pour avoir du recul.
Intéressé par la génétique laitière, Jean-Edouard s’est formé avec son frère Jean-Baptiste, pour pouvoir inséminer eux-mêmes le troupeau. “Cela nous permet de faire quelques économies, mais surtout d'inséminer au plus juste lorsque les vaches sont en chaleur. La génétique, c'est un travail de très longue haleine. Nous travaillons sur la morphologie, en essayant d'avoir des vaches qui font le plus de lactations possible et qui aient une bonne longévité avant la réforme. On utilise les semences sexées sur les génisses et la transplantation d'embryon. Mais ces techniques ne sont pas généralisées sur la ferme.Nous continuons d'utiliser les méthodes classiques de sélection”.
Si les exploitants investissent dans le lait, ils ont un peu levé le pied sur la production porcine.“En 2009, nous avons restructuré notre atelier en supprimant les 120 truies de la partie naisseur, détaille Jean-Edouard.C'est un choix que nous ne regrettons pas aujourd'hui. Vu les prix des céréales et des aliments, c'est difficile de dégager des marges.Le travail est tout juste rémunéré. On retrouve un peu le même problème pour le lait.Ce serait une bonne chose qu’il soit payé en conséquence du prix des matières premières”.
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