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Tuberculose bovine : nouveau cas dans l’Est du Calvados

Dans le cadre de la prophylaxie de tuberculose bovine menée dans le Calvados, un nouveau cas a été découvert dans le département. Réactions et explications.

© DB

lll Un nouveau cas de tuberculose bovine a été découvert dans le secteur d’Orbec. Si le siège de l’exploitation n’est pas situé au cœur de la zone de prophylaxie, elle y a tout de même des pâturages, c’est pourquoi elle a effectué les tests. L’enquête épidémiologique est en cours.
Depuis cinq ans maintenant, on retrouve un à deux cas de tuberculose par an dans le département. Ces cas sont dus à une souche locale dite du Calvados.
Malgré les investigations très poussées sur les entrées et les sorties d’animaux des exploitations touchées, on ne trouve pas de point commun entre tous ces cas.

Daniel Courval,
président de la section viande bovine de la FRSEA

« La grosse inquiétude, c’est que c’est toujours la même souche et qu’on ne comprend pas comment elle a réussi à se déplacer à travers le département. C’est une exploitation qui n’était pas à risque, elle achetait peu d’animaux. Et c’est une vielle vache qui est touchée. On peut s’interroger. Il faut que les éleveurs réalisent les tuberculinations au plus vite pour que l’on puisse avoir toutes les informations sur l’avancée de l’épidémie. Un peu plus de la moitié des exploitations seulement a fait le test. J’attends des cabinets vétérinaires qu’ils réalisent un travail le plus sérieux possible et qu’ils soient à l’écoute des éleveurs qui veulent mettre à l’herbe, notamment des allaitants. Il reste peu de fourrages et la paille est chère, économiquement c’est dur. La grande difficulté que l’on a aujourd’hui est celle des délais de réponse des laboratoires : 4 à 5 semaines pour lever un APMS, c’est trop long. On a demandé que le second contrôle à 42 jours soit supprimé [Cf. l’édition du 21 mars] car il n’apporte pas plus de sécurité. »


Etienne Gavart,
directeur du GDS du Calvados

« C’est pour trouver ce type de cas que l’on a élargi la zone de prophylaxie. Pour nous, ce n’est pas un cas de plus, c’est d’abord un éleveur qui a besoin d’un accompagnement individualisé et sur mesure. Le GDS va l’accompagner dans l’abattage puis la reconstitution de son troupeau. L’enquête épidémiologique est en cours. La suite va dépendre des conclusions. Si on ne trouve pas d’explication, la zone de prophylaxie sera étendue de 10 km, ce qui l’amènera dans l’Eure. S’il s’agit d’un achat, ce qui n’est pas impossible puisque l’exploitation achetait quelques taureaux, la zone pourrait ne pas être étendue.
Je souhaite que chacun accomplisse la prophylaxie le plus professionnellement possible. En fonction des enseignements que nous tirerons à la suite de la campagne, la stratégie pourra être revue l’an prochain. »

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