Aller au contenu principal

Un appel au don pour un éleveur de l’Aube

Régine et Jackie Chiret, éleveurs de Charolais à Nogent-sur-Seine (Aube) sont victimes d’inondations impactant leurs cultures et par conséquent l’avenir de leur exploitation. Eric Bouillaud, président de l’association Salers de la Manche lance un appel au don pour lui venir en aide.

Eric Bouilaud, éleveur de la Manche, veut soutenir Régine et Jackie Chiret, éleveurs de l’Aube, victimes des inondations et de la gestion des barrages de la Seine. (DR)
Eric Bouilaud, éleveur de la Manche, veut soutenir Régine et Jackie Chiret, éleveurs de l’Aube, victimes des inondations et de la gestion des barrages de la Seine. (DR)
© SB

Depuis quelques semaines, la situation d’éleveurs de l’Aube interpelle. En effet, ils ont été touchés par les inondations du printemps et par une gestion de la crue de la Seine endommageant leur exploitation. Régine et Jackie Chiret sont les éleveurs les plus impactés. Plus de 80 % de leurs terres étaient sous l’eau, et ce pendant des semaines. La détresse de ces éleveurs n’a pas laissé indifférent l’association de Salers de la Manche, présidée par Eric Bouillaud. « Cela doit être dur pour eux » lâche-t-il, déplorant la situation. « Ils sont au bord du gouffre » complète-t-il.

Une solidarité sans race
Et avec leur cœur d’éleveurs, ils ne peuvent pas rester insensibles. « Cela reste une situation exceptionnelle, alors il faut apporter une réponse exceptionnelle » affirme Eric Bouillaud. Au nom de l’association, regroupant 19 éleveurs dans la Manche, il a été décidé d’allouer une aide de 1 000 €. Certes, ce sont des éleveurs de Salers qui apportent leur soutien à un éleveur de Charolais. Peu importe, « la solidarité n’a pas de race. On ne peut pas regarder les uns tomber après les autres. Il faut qu’on se mobilise » assure-t-il. Et au moment des fêtes de fin d’année, cette solidarité a d’autant plus un goût particulier. « On est peut-être un peu plus attendri,» confie l’éleveur. La détresse de Régine et Jackie Chiret a trouvé un écho chez les éleveurs de la Manche. « La crise a touché toutes les productions. Mais dans la difficulté, les éleveurs savent se tendre la main ». Et c’est ce geste que Eric Bouillaud souhaiterait développer.

10 tonnes de fourrages
Alors il lance un appel au don pour que chaque association de race, des éleveurs ou de simples particuliers puissent abonder, afin que le couple Chiret puisse acheter entre autres des fourrages. « Avec 1 000 €, c’est la possibilité d’acheter 10 tonnes de fourrages » explique l’éleveur manchois. Cette situation est due aux conditions climatiques mais pas seulement. « La gestion des barrages de la Seine doit être revue. On se pose déjà beaucoup de questions sur notre avenir, sur ce que souhaite le consommateur, sur les prix de vente, alors qu’on ne cesse de produire de la qualité veillant aux conditions sanitaires en permanence ». Alors, Eric Bouillaud fera également un don à titre personnel. « C’est important de pouvoir faire quelque chose pour quelqu’un. La vie de leur exploitation est en jeu » conclut-il, espérant être rejoint par d’autres donateurs.

Contact : https://www.leetchi.com// c/solidarite-de-jacky-chiret

Des éleveurs exténués
En mai, au moment de la crue de la Seine, plus de 80 % des terres de Régine et Jackie Chiret, éleveurs de Charolais dans l’Aube, à Nogent-sur-Seine, à 1 h 30 au sud-est de Paris, étaient sous l’eau. Elles y sont restées longtemps, de longues semaines… Ils ont dû rapatrier leur troupeau à la stabulation, en urgence. Et depuis, ils se sont séparés d’un tiers de leur cheptel pour arriver à nourrir le reste des animaux. Pratiquement toutes les cultures ont été impactées. Les éleveurs aubois sont exténués de cette situation parce que la gestion de la crue n’est pas satisfaisante à leurs yeux. « La gestion des barrages de la Seine est telle que nos terres sont volontairement inondées pour préserver Paris. Nous sommes un réservoir gratuit car nous ne touchons aucune indemnité » explique le couple. Ce lac-réservoir devrait réguler le débit de la Seine. Ces vastes étendues d’eau fermées par des digues évitent des inondations de la Seine à Paris en permettant aux eaux de se répartir sur les bassins versants. Malgré leurs nombreuses démarches, ils restent sans réponse et sans aide pour pallier à leur perte d’exploitation. « Nous avons besoin d’un fonds de garantie, sinon, comment nourrir nos animaux avec des terres saccagées ? Prairies, betteraves, orge, blé, colza, ensilage de maïs… toutes les récoltes ont été touchées ».
En juillet, Xavier Beulin de la FNSEA s’est déplacé accompagné des politiques de la région, de Paris, du ministère de l’Ecologie, afin de mieux appréhender la situation. Pour autant, le couple Chiret vit la peur que tout recommence.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Le cochon de Bayeux et ses copains des autres races patrimoniales normandes sera au Fêno tout le week-end à Caen
Fêno à Caen : le meilleur de la Normandie à dévorer ce week-end
Du 16 au 18 octobre 2026, le Festival de la Normandie revient au Parc des expositions de Caen avec 420 exposants. Entre…
"Le seul dossier que je veux bien continuer de regarder, c'est la RN 12, car le sud de l'Eure et l'Orne ", dit Hervé Morin
"L'investissement sur les routes, c'est terminé"
La Région Normandie prépare son budget 2027. Les ressources diminuent et l'investissement plafonnera à 550 millions d'euros. Il y…
Publicité