Aller au contenu principal

Chez Raoul Boudailler à Castillon en Auge
Un coût de concentré enfin maîtrisé

Les rendez-vous techniques du CONTRÔLE LAITIER du Calvados

De 68 à 38 € de coût de concentrépar 1 000 litres de lait ! Telle est l’économie réalisée par Raoul Boudailler, producteur de lait à Castillon-en-Auge avec en plus, des vaches qui se portent bien mieux. Une alimentation désormais maîtrisée grâce à l’expertise d’Amandine Houssaye et d’Etienne Doligez du Contrôle Laitier.

Arrêter l’épicerie
En s’installant en 2005 sur les coteaux du Pays d’Auge, Raoul Boudailler a pu disposer d’une unité de fabrication d’aliments à la ferme existant sur place. Sur cette exploitation d’une centaine d’hectares qui compte 70 vaches laitières, on produisait jadis du porc en valorisant les céréales fermières.
Pensant bien faire techniquement et économiquement, Raoul s’est servi de cet outil de transformation pour fabriquer son propre aliment vaches laitières. “Je mélangeais notamment du blé et du colza, se souvient-il, et j’ajoutais divers ingrédients. En fait, je faisais presque de l’épicerie”.


L'intervention d’un spécialiste pour résoudre le problème
Mais la formule n’est pas magique.
Outre perdre beaucoup de temps à fabriquer, un problème récurrent d’acidose apparaît dans le troupeau pendant que le coût de concentré au litre de lait s’emballe. Raoul fait alors appel à l’expertise du Contrôle Laitier pour régler le problème. “Nous avons rapidement fait le constat que le blé était broyé trop fin avec en plus un maïs riche en amidon, analyse Amandine Houssaye, la technicienne de l’élevage. Il était urgent de corriger le tir. ” “On a beaucoup simplifié en commençant par supprimer le blé, explique Etienne Doligez. On a ensuite rééquilibré la Ration de base à l’auge”. Aujourd’hui, seul le concentré de production, limité aux fortes productrices et une petite partie du correcteur azoté  est distribué en salle de traite. “Désormais, nous réalisons un point mensuel et établissons la ration après chaque passage du peseur du Contrôle Laitier”, explique Amandine. Stratégie payante : plus de problème d’acidose, des économies significatives, des vaches en formeet des heures de travail en moins. Tout le monde s’en porte mieux !

Amandine Houssaye

 “Nous ne sommes pas là pour tout chambouller mais pour apporter un regard extérieur”, précise Amandine Houssaye. Elle assure le suivi “de proximité”, insiste-t-elle, de l’exploitation de Raoul.
Cette notion de proximité est d’autant plus importante que notre éleveur est originaire du nord de la France.Les repères ne sont pas tout à fait les mêmes et le rôle d’Amandine est essentiel sur ce point.« Ici, j’ai préféré faire venir mon collègue spécialiste pour bénéficier de son expérience et de ses compétences spécifiques. Il nous a aidés à y voir plus clair et à prendre les bonnes décisions. Maintenant, on peut donc passer à d’autres problématiques, comme celle du pâturage au printemps. En plus, l’expérience acquise dans ce cas me sera utile ailleurs. Tout le monde au final est gagnant. Car si des économies sont palpables sur l’aliment acheté,d’autres marges de manoeuvres existent sur l’exploitation. Il est essentiel de toutes les aborder en respectant toujours la volonté des éleveurs.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

tuberculose bovine
Dans la Calvados, un 7e cas de tuberculose bovine confirmé
Le GDS et la DDPP confirment, mardi 13 avril2021, qu'un septième foyer de tuberculose bovine a été détecté dans le Bessin.
Christian et Catherine Duchemin vendent La Ferme du Val d’Odon à Alain Datin
Christian et Catherine Duchemin passent la main. Alain Datin, aussi directeur du négoce D2N, a pris la tête de La Ferme du Val d'…
SAMA THIBERVILLE 27
Un pôle fruits-légumes-arboriculture au départ de Thiberville (27)
Depuis le 1er mars, la Sama propose un pôle fruits-légumes-arboriculture au départ de Thiberville (27). Au commerce : Olivier…
TUBERCULOSE BOVINE, REUNION THURY HARCOURT
Tuberculose bovine : la profession réclame efficacité et rapidité
Jeudi 18 mars, à Thury-Harcourt, les éleveurs de Suisse normande étaient invités à une réunion sur la tuberculose bovine, à l’…
Le Haras national du Pin proposé à la cession pour un euro symbolique
La préfète de l’Orne propose de céder le Versailles du cheval pour 1 € symbolique. Françoise Tahéri a annoncé la nouvelle mardi…
Saint-Louis Sucre : « La fermeture de Cagny, c’est du foutage de gueule »
Loïc Touzé, salarié Saint-Louis Sucre et délégué syndical FO, s'insurge de la fermeture de la sucrerie, annoncée le 31 mars 2021…
Publicité