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Traite
Un double lactoduc pour simplifier l’élevage des veaux et la traite

Sandrine et Sébastien Corruble, éleveur près d’Ouville-la-Rivière (76), ont profité de l’installation d’une nouvelle salle de traite pour repenser leur travail sur l’atelier veaux avec un double lactoduc et une nurserie bien pensée.

L’installation d’une deuxième ligne en salle de traite permet de gagner du temps et de diminuer la pénibilité du travail. Moins à porter, moins à laver, ce système apporte un confort de travail non négligeable, surtout lorsqu’on élève ses veaux au lait doux.


Fini le transport des bidons…

En 2006, les deux associés ont construit un nouveau bâtiment sur le site principal de l’exploitation à Tous-les-Mesnils, en Seine-Maritime. Le nouveau bloc comprend une grande stabulation libre (permettant de loger de part et d’autre du couloir d’alimentation les 75 laitières normandes et les 50 Blondes d’Aquitaine), et la salle de traite 2 x 10 en TPA avec la laiterie et la nurserie attenantes.“Nous avons voulu privilégier le côté pratique de l’installation et le confort de travail”, précise Sandrine. Ainsi, la nurserie est intégrée au nouveau bâtiment, une porte donnant sur la stabulation via le box de vêlage, une autre sur la laiterie. Cette proximité avec le bloc traite leur a offert la possibilité d’investir dans un double transfert pour acheminer le lait jusqu’au bâtiment des veaux. La salle de traite étant de plain pied avec la laiterie, les éleveurs ont d’abord songé à acquérir un taxi-lait pour transporter le lait des veaux jusqu’à la nurserie. “Finalement nous avons opté pour le double lactoduc, qui se révèle encore plus pratique. Il n’y a plus de lait à transvaser, et puis, c’est moins pénible et beaucoup plus rapide de brancher le tuyau sur l’autre lactoduc plutôt que traire sur bidons. Nous ne les utilisons plus que pour les fraîches vêlées”, ajoute Sandrine.


Un tri du lait facilité

“Au début, nous nourrissions tous les veaux au lait doux, cela pouvait représenter plus de 100 litres de lait par jour”, précise Sandrine. Le circuit secondaire est raccordé au tank réfrigéré des veaux qui alimente le DAL situé dans le local attenant. Aujourd’hui, comme les éleveurs veulent garder plus de lait pour réaliser le quota, ils utilisent surtout le deuxième circuit pour séparer le lait à jeter (mammites, etc…) de celui livré à la laiterie. “On apprécie ce confort de travail et le gain de temps réalisé”, ajoute Sandrine. En pratique, le dispositif est très simple : lors du passage des vaches choisies, le tuyau d’arrivée du lait est branché sur le deuxième lactoduc qui dispose de prises avec embouts à chaque poste. Il faut simplement veiller à mettre le poste en manuel car le système de décrochage automatique est alors désactivé. Un autre avantage cité par les éleveurs : le double lactoduc permet d’éviter les erreurs et la contamination du tank (avec du lait antibiotique par exemple). “Lorsque l’on trait une vache en mammite sur le pot, on branche le retour sur le cricuit secondaire. De cette façon, si le pot déborde, il n’y a pas de risque que le mauvais lait aille dans le tank”.Evidemment, les besoins en eau et en produits de lavage sont un peu plus importants du fait de la longueur de lactoduc supplémentaire. Mais avec 240 litres d’eau chaude par jour, la consommation reste raisonnable, d’autant que l’eau de lavage est récupérée pour nettoyer les quais.

Attention au dimensionnement et à l’entretien !

Pour le bon fonctionnement du dispositif, quelques règles sont à respecter lors de l’installation. Tout d’abord, le système n’est envisageable que si la laiterie est suffisamment proche du bâtiment des veaux. S’il est possible techniquement d’installer des lactoducs d’évacuation de 40 mètres, il faut garder en tête que plus la longueur est importante plus les besoins en eau sont élevés. Il faut également s’assurer de la capacité suffisante de la pompe et du bon dimensionnement des lactoducs (il est conseillé de réaliser le circuit secondaire du même diamètre que le circuit principal pour ne pas être limité en débit). Enfin, il faut veiller à ce que la fermeture du lactoduc lorsqu’il est inutilisé soit parfaite et à bien l’entretenir (nettoyage des embouts d’entrée du lait notamment) afin d’éviter toute contamination du lactoduc principal.

Les avantages

Moins de pénibilité et de temps passé à acheminer le lait

Possibilité de trier


Pour en savoir plus

Du 6 au 9 septembre, le réseau Blocs Traite de Référence Haut-Normand organise des portes ouvertes dans 16 exploitations de la région, dont celle de M et Mme Corruble. Contact : Jean-Louis Poulet, Conseiller Traite des Chambres d’agriculture de Haute-Normandie, 02.35.59.47.71Retrouvez des solutions pour vous faciliter le travail en élevage sur : www.seine-maritime.chambagri.fr/fiches_solutions.aspwww.normandie.chamb…

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