Aller au contenu principal

Robotisation de la traite
Un investissement conséquent

Alors qu’un investissement dans l’équipement de traite sur deux, passe aujourd’hui par l’acquisition d’un robot de traite, il est important de bien analyser les conséquences technico-économiques sur son système. L’analyse CERFRANCE est basée sur les résultats des exploitations laitières équipées d’un robot de traite en Normandie et Mayenne-Sarthe.

Sur cette zone, nous avons recensé 426 exploitations équipées de robot de traite. Pour éviter les effets liés à la conjoncture et à la structure, nous avons retenu les exploitations à échantillon constant clôturant de juin 2012 à juillet 2013 (115 exploitations) et nous les avons comparées aux exploitations sans robot de taille similaire.


18 000 litres de lait en plus par UTH

L’exploitation moyenne équipée d’un robot produit 602 000 litres sur une SAU de 167 ha, avec 2,60 UTH. Comparées à des exploitations de taille équivalente, les exploitations équipées d’un robot se distinguent par une surface en cultures de vente plus importante (+ 24 ha). On constate également un léger effet sur la productivité de la main-d’œuvre, avec 18 000 litres de lait produit en plus par UTH.

Une marge brute au 1000 litres inférieur de 18 €

Les exploitations avec robot se caractérisent par un meilleur rendement par vache avec 7 908 kg par vache laitière. Par contre la marge brute est inférieure de 18 € au groupe équivalent sans robot. Ceci s’explique par un prix du lait  plus faible de 10 €, en liaison avec une moins bonne qualité et composition. Au niveau des charges, on constate un écart sur les frais vétérinaires et d’élevage, mais l’écart majeur se situe au niveau du concentré avec une différence de 11 €/1000 litres, s’expliquant par une consommation plus importante à la vache laitière d’environ 279 kg.

Un investissement conséquent

A volume égal, les exploitations équipées d’un robot de traite dégagent moins de marge brute lait. Cet écart est plus que compensé par le volume de lait supplémentaire produit dans les exploitations équipées de robots (+ 70 000 litres). L’écart d’EBE est principalement lié, au volume supplémentaire de lait produit et au Ha de céréales supplémentaires, dans un contexte porteur. En liaison avec une structure plus conséquente et l’investissement robot, les annuités sont plus élevées, de l’ordre de 18 000 €.  Le retour sur investissement passe le plus souvent par une augmentation de la productivité à l’UTH, à travers l’atelier lait ou à travers d’autres ateliers (cultures, hors sols…). Cependant, d’autres éléments non mesurés sont à prendre en compte, comme le temps de travail ou plutôt le déplacement de l’astreinte, permettant souvent aux exploitants de développer d’autres activités professionnelles ou privées.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Geoffrey Saint-Lô, pisciculteur et ambassadeur de la marque Bienvenue à la ferme, marquée portée par la Chambre d'agriculture dont Nadège Mahé en est l'élue référente.
Bienvenue à la ferme : pisciculteur, Geoffrey Saint-Lô devient ambassadeur
Depuis 1985, la famille Saint-Lô, basée à Saint-Sauveur-Lendelin, reçoit les visiteurs dans son exploitation piscicole où elle…
Mardi 30 juin, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un champ de Val-au-Perche. Le préjudice sur les cultures est estimé à plusieurs milliers d'euros.
La moissonneuse prend feu et 7 ha partent en fumée : dans l'Orne, c'est l'heure de l'expertise
Mardi 30 juin 2026, près de sept hectares de parcelles agricoles ainsi qu'une moissonneuse-batteuse ont pris feu dans un…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
La canicule de juin a marqué les esprits mais son impact sur le rendement est resté limité.
Colza en Normandie : cinq faits marquants sur la campagne 2025-2026
La campagne 2025-2026 illustre toute la capacité du colza à compenser les aléas lorsqu'il conserve un bon fonctionnement…
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'année décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une enquête est en cours afin de déterminer les causes de l'accident. 
Un agriculteur ornais décède dans un accident de la route
Mardi 21 juillet 2026, un agriculteur d'une trentaine d'années décède dans un accident de la route à Tinchebray-Bocage. Une…
[EXPERT] "Un maïs sans grain a une valeur pour l'alimentation animale"
Juin 2026 a été historiquement chaud. Quelles manifestations de la sécheresse sur le maïs ?
Publicité