Aller au contenu principal

Parole de Jeune Agriculteur
Un lycéen à la "pointe"

Pierre Hoorelbeke,15 ans, étudiant à Giel-Don'Bosco (61) a décroché un podium à Paris, au concours général agricole de pointage de bétail en catégorie race normande.

© AD

15 ans seulement, mais déjà de nombreuses années que Pierre Hoorelbeke aiguise son "oeil d'éleveur" à observer  et à juger la morphologie des vaches laitières de race normande. Ses parents et grands-parents sont éleveurs des deux côtés, et avec un père président des comices agricoles de Vimoutiers (Orne), Pierre s'entraîne à pointer depuis son plus jeune âge. La consécration arrivera cet hiver, en pointage de race normande au concours général agricole du salon international de l'agriculture à Paris. Pierre avait pourtant à peine l'âge de participer. L'âge minimal était fixé à seize ans jusqu'à cette année.

Toutes les chances de son côté

Le jeune lycéen, en seconde professionnelle au lycée agricole de Giel-Don'Bosco, voue une passion toute particulière à la race normande, la race de l'élevage familial. Mais bien obligé de s'intéresser à la prim'holstein et à la charolaise pour passer les sélections. "J'avais tendance à bâcler le pointage des autres races. Mais cette fois, je me suis dit qu'il fallait faire un effort  pour parvenir à me qualifier", se rappelle le jeune homme. Il arrive ainsi quatrième au dernier comice de Vimoutiers manquant d'une place la qualification pour le concours d'arrondissement. Mais Pierre a la possibilité de se refaire au concours organisé dans son lycée. Il termine premier. Déjà bien content d'être sélectionné au départemental, Pierre est sur un nuage en décrochant de nouveau la première place  ainsi qu'une précieuse qualification pour Paris. Pour le national, Pierre ne s'imagine pas sur le podium, mais il veut se préparer pour pouvoir donner le meilleur. Le lycée Don Bosco de Giel l'appuie dans ce sens, le faisant participer au maximum à tous les pointages. Pierre Hoorelbeke suivra même une journée de préparation intensive avec un pointeur professionnel.


Passionné de race normande

Une fois à Paris, l'épreuve commence tôt le matin, avec le jugement de trois animaux. Sur quatorze participants, Pierre est une nouvelle fois sélectionné parmi les trois meilleurs. Assuré d'un podium, il se trouve alors sur le grand ring du salon à devoir juger - comme un vrai juge - une section de vaches. "Trois minutes, c'était trop court. Je ne pensais pas arriver à ce stade et je ne m'étais pas préparé à cette épreuve. Je n'ai pas eu le temps de voir tous les animaux en détail, explique le lycéen. Même si mon classement était mauvais, j'ai en revanche bien réussi à m'exprimer à l'oral. Une fois sur le ring, le stress s'est effacé". Pierre terminera deuxième. Il veut déjà recommencer l'année prochaine. Ce sera un nouveau challenge, il faudra repartir de zéro. En classe de première, il aura alors aussi de bonnes chances de faire partie de la poignée d'élèves sélectionnés pour représenter Giel-Don Bosco au trophée national des lycées agricoles à Paris.
Au lycée, chacun revendique ses préférences pour une race de vache en particulier. "C'est comme pour les marques de tracteurs, détaille le lycéen. Je m'en amuse et je mets des tee-shirts avec des vaches de race normande". Comme un défi lancé à la prim'holstein.
Pierre est également passionné de foot et joue en club. S'il devait avoir une équipe préférée, ce serait certainement le stade Malherbe de Caen, mais il admet qu'il s'y intéresse moins depuis la relégation en ligue 2. Ses matières préférées ? La zootechnique bien sûr, mais il se débrouille bien en anglais et à l'oral.


L'envie de s'installer

C'est sa passion pour les vaches, qui a attiré le jeune homme vers le choix d'un bac professionnel agricole. Il projette de poursuivre par un BTS. Mais aujourd'hui, Pierre s'intéresse de plus en plus au métier d'éleveur en lui-même, avec l'envie de s'installer en race normande. "Je pense qu'il y a un bel avenir pour la race, notamment au travers des AOP laitières et fromagères. Face à la Prim'Holstein, c'est sur la qualité du lait que la race normande pourra trouver son chemin".

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une 1re rencontre de femmes agricultrices a eu lieu mardi 16 juin 2026 à Vire, dans le Calvados, à l'initiative de la FDSEA 14.
Être agricultrice en 2026, c'est être partout à la fois
La section des agricultrices du Calvados (FDSEA) a organisé son 1er événement "Viens me raconter ça au déjeuner", mardi 16 …
Dans cet épisode de canicule, les agriculteurs doivent "jouer la prudence sur tout le territoire normand, pour préserver les hommes, le matériel et éviter des départs de feu incontrôlables" lors des moissons, souligne Sylvain Delye, président de la FDSEA de l'Orne.
Canicule 2026 : les moissons entravées par des interdictions dans certains départements normands
Les premières interdictions de travaux dans les champs sont tombés en ce début de semaine à cause du risque d'incendie au cours…
La passion de l'élevage partagée en famille chez les Debons, notamment quand le prix de l'élevage récompense leur travail, ici à Vire le 13 juin 2026.
Blonde d'Aquitaine : Stéphane Debons se prépare au concours à Saint-Hilaire-du-Harcouët
Stéphane Debons, éleveur installé avec son frère David à Noron-l'Abbaye (région de Falaise), devrait emmener cinq ou six animaux…
Alban Gosselin, originaire de la Manche, finit premier sur le podium du concours de jeunes présentateurs, au côté des juges du jour.
Alban Gosselin, consacré meilleur jeune présentateur à Vire
Le concours jeunes présentateurs a consacré Alban Gosselin, jeune éleveur de 18 ans de la Manche, au festival de l'élevage de…
Les ventes PMS se déroulent en dehors du territoire normand.
Journées PMS 2026 : la relève normande donne rendez-vous à Frossay
Grand rendez-vous de la génétique normande, les Journées PMS se dérouleront les 1er et 2 juillet 2026 au GAEC des Sept-Lieux, à…
Dans la Manche, les élevages avicoles ont enregistré de lourdes pertes.
Canicule : surmortalité inédite en porc et volailles avec 260 tonnes de cadavres en trois jours
La canicule a entraîné une mortalité exceptionnelle dans les élevages de la Manche : 260 tonnes de volailles porcs en trois…
Publicité