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Entreprise
Un nouvel abattoir de 5 000 t/an à Vire

Le nouvel abattoir de la SAS Marcel Quentin a été inauguré ce vendredi par le Ministre de l’Agriculture. L’avenir de l’outil d’abattage et de l’atelier de découpe du bocage virois est désormais assuré.

Créé en 1958, l’abattoir de Vire aurait pu sombrer dans l’arène des normes sanitaires européennes. C’était sans compter sur la volonté de Jean-Marie Quentin qui a succédé en 1984 à son père (Marcel). Il est vrai que la dite société pèse 90 % de l’activité de l’outil. Une question de survie donc pour l’entreprise épaulée dans son projet d'investissement par les collectivités territoriales et par une poignée d’hommes, le député-maire de Vire, Jean-Yves Cousin, en tête. Condamné il y a 7 ans, un nouvel abattoir est sorti de terre en un temps record. Vendredi dernier, c’est le Ministre de l’Agriculture Dominique Bussereau en personne qui est venu couper le ruban. 5 000 T et 30 000 animaux L’outil est dimensionné pour traiter 5 000 T (30 000 animaux bovins, ovins et porcins) de l’abattage à la transformation. "Un outil flexible et adaptable. Pensé aussi pour permettre l’abattage rituel pour les religions musulmane et juive", commentait Jean-Yves Cousin. De son côté, le Ministre de l’Agriculture s’est félicité de cette réalisation qui "répond à tous les enjeux actuels : le développement d’une activité de deuxième et de troisième transformation, une organisation du travail plus rationnelle, la mise en œuvre de la traçabilité, le respect des normes de bien-être animal, d'hygiène alimentaire, sanitaire et environnementale. Une vaste unité de découpe en continuité avec l’abattoir permettra de commercialiser des produits à forte valeur ajoutée, répondant aux attentes des consommateurs et de la grande distribution. Ce conditionnement n’était pas envisageable auparavant". La carte de la qualité et de la différenciation Outil modeste par rapport aux géants, la SA Marcel Quentin et la SARL Vire-Abattage entendent bien cependant défendre leur bout de gras en jouant la carte de la qualité et de la différenciation. Jean-Marie Quentin est d’ailleurs à l’origine, dans les années 1990, de l’association des viandes de la Vallée de la Vire. Il a également enfourché un autre cheval de bataille : celui de l’AOC bœuf normand. Dominique Bussereau ne s’y est d’ailleurs pas trompé : "l’approvisionnement actuel provient à 90 % de la région normande. Les produits sont commercialisés dans le cadre de signes de qualité ou de marques propres à la société Quentin. les animaux de ce bassin herbager et de tradition Normande répondent à un cahier des charges de qualité exigeant, conformément à l’engagement des éleveurs de cette région. L’abattoir a été conçu et réalisé de manière à pouvoir répondre aux obligations de normes NF relatives à la traçabilité". A noter enfin qu’une activité de prestation de services auprès des bouchers artisans s’est également développée. Th Guillemot Jean-Yves Cousin, député-maire de Vire (14) vers un atelier école autour des produits carnés "Je propose la constitution d’un pôle viande avec création d’un atelier école enseignant le désossage, le parage et le pièçage entre la SAS Marcel Quentin et le Lycée Agricole "Les Champs de Tracy" de Vire". Le ruban tricolore inauguratif de l’abattoir flambant neuf à peine coupé, le député-maire de Vire, Jean-Yves Cousin, a lancé aux décideurs locaux et porteurs de projets un nouvel os à ronger. Point de départ de cette idée, un constat : nombreux sont les bouchers qui vont partir en retraite dans les prochaines années. Il y aura donc une forte demande, notamment du côté de la grande distribution. "Ces emplois sont peu mécanisables, assure l’élu virois. Pour faire du parage, de l’épluchage et du pièçage, il faut de l’intelligence et la main de l’homme. Il y a donc besoin de formation et nous avons ici le savoir et la matière première". A noter que dans ce projet, la proximité du Lycée agricole de Vire avec des enseignants très motivés et qui dispose déjà d’un atelier de transformation des produits carnés constitue un atout majeur. Ainsi la Normandie, terre d’élevage, pourrait devenir terre de formation autour des produits carnés. A suivre !
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