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Sortie du glyphosate
Un pick-up lin conçu par la SAMA voit le jour

L’agriculture devra se passer du glyphosate d’ici quelques années. Les producteurs de lin anticipent l’arrêt de l’herbicide, notamment via une solution mécanique : le pick-up lin. Explication et exemple avec la coopérative linière de Villons-les-Buissons (14).

En Normandie, la culture du lin post-glyphosate s’organise. « D’ici deux à trois ans, nous
devrons nous passer de cet herbicide. Nous nous sommes réunis avec le syndicat et la coopérative pour trouver des solutions alternatives », confie Henri Pomikal,
ancien président de la coopérative linière de Villons-les-Buissons. Une idée : prendre l’exemple des
producteurs belges et équiper les round baller de pick-up lin. « Cet
outil va permettre de faciliter la
récolte en relevant la matière prise dans les adventices présentes à la suite de l’arrêt du glyphosate. Le pick-up lin va davantage aider la nappe à se relever par rapport au pick-up paille classique », reprend Henri Pomikal.

Moins de cailloux
La coopérative linière de Villons-les-Buissons a exposé sa problématique à la Sama, fournisseur de matériel agricole. « Nous leur avons construit un prototype de pick-up lin », raconte Antoine Valery, chef des ventes à la Sama. L’outil possède trois atouts : « il sépare le lin des mauvaises herbes, il élimine une grande partie de cailloux. Dans certaines parcelles, on compte entre 50 % et 70 % de pierres en moins lors du déroulement de la nappe. Quand les lins ne sont pas très lourds, il permet d’enrouler un tapis plus épais et de garder une bonne cadence au teillage. Les nappes fines empêchent la machine de tourner au maximum de sa capacité », détaille l’ancien président. Le Conseil départemental subventionne à hauteur de 30 % l’achat d’un pick-up lin.

5 prototypes vendus
La Sama a construit 5 pick-up lin qu’elle a vendus à des Cuma ou à des agriculteurs du département. « Nous nous sommes limités à 5 prototypes afin de suivre techniquement l’outil avant de le vendre en masse. Les pick-up lin ont été proposés à des agriculteurs ou à des coopératives espacés géographiquement, qui n’ont pas les mêmes natures de sols, qui cultivent du lin long ou court. L’idée est que l’outil s’adapte à tous », complète Antoine Valery. Ce dernier attend les retours des utilisateurs, mais note déjà des axes d’amélioration notamment sur « le positionnement du pick-up sur le round baller. Il ne monte pas assez haut. Nous ne sommes qu’au début de la récolte du lin, peut-être que d’autres problématiques vont être décelées », conclut-il.

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