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Un plan Eau et agriculture dans l’agglo de Bayeux

Vendredi 12 juillet 2019, Bayeux Intercom, la Chambre d’agriculture et l’Agence de l’eau Seine Normandie ont signé le programme Eau et agriculture. Celui-ci propose une douzaine d’actions aux agriculteurs volontaires pour optimiser leurs pratiques agricoles et leur système tout en préservant la qualité de l’eau des aires d’alimentation de captages.

Frédéric Chauvel, directeur territorial de l’Agence de l’eau Seine Normandie ; Jean-Yves Heurtin, président de la Chambre d’agriculture du Calvados ; Patrick Gomont, président de Bayeux Intercom et Rémi Françoise, vice-président chargé de l’eau potable.
Frédéric Chauvel, directeur territorial de l’Agence de l’eau Seine Normandie ; Jean-Yves Heurtin, président de la Chambre d’agriculture du Calvados ; Patrick Gomont, président de Bayeux Intercom et Rémi Françoise, vice-président chargé de l’eau potable.
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La Chambre d’agriculture, Bayeux Intercom et l’Agence de l’eau Seine-Normandie ont signé le plan Eau et agriculture vendredi 12 juillet. Une signature qui tombe après déjà quelques années de travail. « Nous avons été sollicités dès 2011, remonte Julien Daurios, responsable de l’antenne de Bayeux de la Chambre d’agriculture. Bayeux Intercom réalisait une étude préalable des nappes d’eau. » L’Agglomération cherchait alors à préserver les aires d’alimentation de captage présentes sur son territoire. « Un comité de pilotage est mis en place en 2012 par Bayeux Intercom », reprend Julien Daurios. On y trouve : des agriculteurs ; l’Agence de l’eau Seine Normandie ; la Chambre d’agriculture ; le Département ; la Région ; l’Agence régionale de santé ; les syndicats d’eau ; la DDTM. Mais, « en 2012-2013, la démarche a ralenti. Puis elle a été relancée en 2016 », se remémore Julien Daurios.

Quelles sont les actions ?

Des réunions de concertation sont organisées et animées par Bayeux Intercom. Les échanges aboutissent à un programme d’actions à mettre en place par les agriculteurs. « Le programme est fondé sur le principe du volontariat », insiste Julien Daurios. Il propose d’accompagner techniquement et prochainement, espère la profession, financièrement, les agriculteurs dont les parcelles sont situées sur les aires d’alimentation de captage : une douzaine d’actions ont été listées. « On estime que certaines sont plus importantes à mettre en œuvre que d’autres. Comme l’implantation des couverts, l’appui pour l’optimisation de la fertilisation, les diagnostics de conversion en agriculture biologique, d’évolution des systèmes d’élevage et de culture. » Bayeux Intercom promet une étude préalable hydrogéologique pour comprendre le fonctionnement du milieu et ses réelles problématiques. « Il faudra la faire le plus tôt possible, prévient Julien Daurios, pour que chacun comprenne la vulnérabilité des zones, où concentrer les efforts et pourquoi les faire. Il faut considérer les agriculteurs en leur expliquant le but des actions et leur réel sens. » Le financement du programme est assuré par Bayeux Intercom, subventionné par l’Agence de l’eau Seine-Normandie.

Où les appliquer ?

En tout, il existe neuf aires d’alimentation de captages sur le territoire de l’agglomération. Elles impliquent 250 exploitations ayant des parcelles sur ces zones. Bayeux Intercom alimente en eau potable 23 communes, ce qui représente 25 000 habitants. Sans subir de traitement contre les produits phytosanitaires et les nitrates, l’eau respecte la qualité réglementaire (fixée à 50 mg/L d’eau distribuée pour les nitrates). Des pics de concentration sont observés ponctuellement lors du lessivage des sols par les fortes pluies, sans jamais dépasser la norme autorisée. « Bayeux Intercom souhaite préserver la qualité de l’eau », salue Julien Daurios. Mais il rappelle que, sur les neuf aires de captages, deux seulement sont « prioritaires » et entrent dans un cadre réglementaire : celle de Saint-Gabriel-Brécy et celle de Saint-Vigor-le-Grand. La profession agricole demande donc à ce que le programme Eau et agriculture soit d’abord appliqué dans ces zones. « La concertation et l’échange entre les collectivités et les agriculteurs est le préalable à la mise en place de toutes actions », souligne Jean-Yves Heurtin, président de la Chambre d’agriculture. Et Julien Daurios de conclure : « on estime que les premières actions seront mises en place début 2020. Mais on souhaite, avant tout, qu’elles répondent aux attentes des deux parties : la préservation de la qualité de l’eau et le développement économique des  exploitations agricoles ».

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