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Solidarité
Un produit à haute valeur solidarité !

Ils sont retraités du monde de l'agriculture. Ils ont monté l'association “Pain contre la faim 14”. Objectif : récolter le pain rassis et le transformer en aliment pour bétail dans l’ancien centre des apprentis de la SMN à Colombelles.

Les membres du bureau.
L'association a décidé d'ouvrir ses portes au public le 15 juin prochain, après l’inauguration, de 10 h 30 à 17 h.
Les membres du bureau.
L'association a décidé d'ouvrir ses portes au public le 15 juin prochain, après l’inauguration, de 10 h 30 à 17 h.
© V.M.
Coupler la collecte de pain à l'insertion sociale. Tel est le projet de “Pain contre la faim 14”. “Grâce à un article de presse, j'ai découvert une association en Ille et Vilaine qui collectait le vieux pain. Dans le Calvados, nous n'avions pas l'équivalent. Trente départements ont déjà réussi. Des artisans, des particuliers, des bénévoles se mobilisent. Ils ont déjà collecté jusqu'à 800 tonnes par an dans le Loiret” explique Jean Piel, initiateur de ce projet. Ce dernier, accompagné par des personnes rencontrées au cours de sa vie professionnelle, a visité deux installations à Rennes et Orléans. L'association est créée en août 2003. L'activité débute le 1er mars 2006. Le temps de trouver les moyens financiers, matériels et humains. Seize personnes bénéficiaires du RMI participent à cette activité sous contrat d’aide à la vie active (CAVA) avec l'association “Revivre”. Deux équipes de huit se succèdent à raison de douze heures de travail hebdomadaire et trois heures d'activités complémentaires. “Ces personnes continuent de toucher le RMI et perçoivent un pécule de 30 % du Smic horaire. Nous aidons ainsi une population en situation d'exclusion. Cette démarche a été rendue possible par notre partenariat avec “Revivre”. La collecte de vieux pain semble un bon support pour proposer une activité de solidarité et développer un produit” souligne Hubert Robillard, le président de l'association. “Pain contre la faim 14” a également permis les embauches d'un moniteur responsable de l'atelier à temps plein et d'une animatrice à quart temps. “Un produit à valoriser, pas un déchet !” La première semaine 150 kg de pain ont été récoltés. Ce chiffre atteint aujourd'hui les deux tonnes. Ramené de 25 % à 12 % d'humidité, 1 800 kg sont acquis par des éleveurs afin de nourrir leurs animaux. La production est mise en vente à 120 euros la tonne. “Nous nous alignons sur les cours du blé tout en réalisant une petite plus value puisque notre aliment contient de l'amidon cuit” précise Hubert Robillard. Sur les douze tonnes de chapelure produits, la moitié a été vendue. Pour l'instant trois éleveurs et un industriel expérimentent la production. Verdict dans quelques semaines... Mais le bureau de l'association se montre confiant. “Cela marche ailleurs, alors pourquoi pas chez nous ?”. 80 000 euros d'investissement Si les locaux sont mis à disposition pendant dix ans par “Revivre”, ils ont nécessité une réhabilitation. Sur 80 000 euros investis, un tiers a permis la rénovation des locaux. L'association a utilisé le reste pour s'équiper en broyeuse, trancheuse et séchoir. Et les projets ne manquent pas. “Nous souhaitons nous équiper d'un camion. Actuellement, nous avons un partenariat avec Emmaüs”. L'autre tâche des responsables concerne la collecte. “Pain contre la faim 14” souhaite mobiliser bénévoles et fournisseurs sur la côte et dans le centre de Caen. Pour l'instant, une dizaine d'équipes cantonales gère chacune une dizaine de points de collecte. Le but : multiplier par trois le pain traité. V. MotinFournisseurs - Boulangeries artisanales. - Boulangeries industrielles. - Supermarchés. - Magasins d'alimentation. - Restaurants. - Entreprises. - Collectivités. - Etablissements scolaires.
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