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Cheval
Un réseau de références en production équine

Le Réseau équin est un dispositif d’élaboration de références techniques et économiques pour les entreprises de la filière

En Basse-Normandie, le réseau régional a été constitué en 2007 en partenariat avec l’Institut de l'élevage, les Chambres d’agriculture et le Conseil des chevaux de Basse-Normandie.
En Basse-Normandie, le réseau régional a été constitué en 2007 en partenariat avec l’Institut de l'élevage, les Chambres d’agriculture et le Conseil des chevaux de Basse-Normandie.
© DR
C’est l’une des composantes d’un dispositif plus large, le Réseau Economique de la Filière Equine (REFErences), animé en partenariat par les Haras nationaux et l’Institut de l’élevage, qui a pour objectif d’améliorer la connaissance économique de la filière équine et de fournir aux acteurs de la filière, des informations nécessaires à son développement.

Un réseau d’entreprises équines comme pour les autres filières d’herbivores
Les méthodes élaborées par l’Institut de l'élevage, l’originalité et l’efficacité du dispositif “Réseaux d’élevage”, développées dans les filières bovine, ovine et caprine, en partenariat avec les Chambres d’agriculture, sont aujourd’hui largement reconnues par la plupart des autres secteurs agricoles.
Le Réseau équin s’est construit sur le même principe, à partir du souhait des professionnels de la filière de disposer des mêmes références que les filières de ruminants, en particulier pour l’accompagnement des candidats à l’installation et pour l’optimisation des systèmes en place.  
En 2007, les responsables de la filière, autour des Haras Nationaux et de l’Institut de l'Elevage, ont mis en place un réseau de 150 entreprises équines situées dans douze régions. Le financement de ce socle national a été permis grâce aux fonds Eperon (prélèvements sur les enjeux du PMU redistribués à la filière dans le cadre d’actions de développement ou de promotion).
A ce jour, une cinquantaine d’entreprises dont le suivi est financé sur des crédits régionaux vient compléter le dispositif national.

Un travail en partenariat
Les réseaux reposent sur trois niveaux de partenariat :
- tout d’abord les exploitants volontaires, ouverts sur leur milieu et leur filière et soucieux de partager leurs acquis et leur expérience. Pour la filière équine, plus de 200 entreprises donnent accès à leurs données et à leur expérience, sous couvert d’un anonymat garanti par le dispositif ;
- les ingénieurs de terrain des Chambres d’agriculture et des Conseils des chevaux. Ils assurent en direct les suivis des entreprises et développent avec les exploitants un échange permanent de connaissances ;
- les ingénieurs de l’Institut de l'élevage, chargés de l’encadre-ment des équipes régionales. Ils assurent, avec l’appui des Haras nationaux et de la FIVAL, les apports méthodologiques, la valorisation et la diffusion des données.
Ce dispositif doit faire la liaison entre résultats de la recherche et expériences des exploitants.
Les suivis d’exploitations doivent valoriser l’innovation, les pratiques et les savoir-faire. L’exploitant doit être un véritable partenaire de recherche. Cela passe par une forte implication de sa part et une adhésion au projet de développer les références technico économiques pour la filière.
Enfin, le dispositif est conduit par un comité national de suivi et d’orientation qui regroupe, aux cotés des maîtres d’œuvre, les financeurs (Etat, Régions, Interprofessions) et les bénéficiaires (fédérations professionnelles, organismes techniques, enseignement...).

Un engagement réciproque entre exploitant et conseiller
Les exploitations qui participent au réseau de références sont choisies parce qu’elles sont représentatives de systèmes qui ambitionnent d’être viables économiquement, vivables sur le plan des conditions de travail et reproductibles par la cohérence de leurs objectifs et de leurs pratiques.
Le chef d’entreprise et le technicien s’engagent pour un minimum de 3 ans dans un échange d’informations qui se réalise au cours de 3 à 4 visites dans l’année. Les enregistrements portent sur les structures d’exploitation, les investissements, les pratiques d’élevage, les données techniques et les résultats économiques.
Si l’exploitant doit être disponible pour ces moments d’échange, le technicien lui apporte en retour les analyses et les informations susceptibles d’optimiser le fonctionnement de son système. Les enregistrements, confrontés à ceux des autres exploitations, permettent une analyse annuelle de l’entreprise et contribuent à son optimisation technico-économique.

Un réseau régional en Basse-Normandie
En Basse-Normandie, le réseau régional a été constitué en 2007 en partenariat avec l’Institut de l'élevage, les Chambres d’agriculture et le Conseil des chevaux de Basse-Normandie. Compte tenu du partenariat national initié dans un premier temps avec la FIVAL (Fédération Interprofessionnelle de VALorisation du cheval de sport et de loisirs), ce dispositif est, pour le moment, réservé aux structures sport, loisir et trait avec valorisation. Les systèmes “courses” ne sont donc pas encore intégrés à ce réseau, mais devraient pouvoir y être associés dans les prochaines années.
Au total, le dispositif régional compte 30 entreprises équines financées pour la moitié par les Fonds Eperon et pour l’autre moitié par la DRAF et le Conseil régional de Basse-Normandie. Ces structures ont été recrutées en ciblant quatre grands systèmes de production, choisis pour leur forte représentation régionale :
- système chevaux de sport spécialisé (10 élevages) ;
- système chevaux de sport avec une autre activité agricole (lait, viande bovine, etc.) (10 élevages) ;
- système poneys de sport (5 élevages) ;
- centres équestres (5 structures).
L’équipe opérationnelle se compose de 5 personnes, chacune affectée à temps partiel à l’action. Chaque Chambre départementale d’agriculture participe par la mise à disposition d’un ingénieur. L’équipe se complète d’un ingénieur du Conseil des chevaux de Basse-Normandie et est coordonnée par l’Institut de l'élevage.
Depuis 2007, plusieurs travaux ont été engagés régionalement autour de ces suivis. Plus particulièrement, une étude sur les structures de pensions de chevaux est en cours. Elle vise à mieux cerner cette activité, ses conditions de réussite, ses exigences et résultats économiques. Une première fiche sur les pensions travail avec valorisation de chevaux vient de paraître.
Une typologie détaillée des structures équines est également en cours de réalisation. Ce travail qui s’appuie sur 450 enquêtes de terrain permettra de connaître plus précisément les profils des éleveurs, leurs attentes en terme de production et de valorisation de chevaux, les dimensions des structures, les attendus économiques, les degrés de diversification, etc. Ce travail sera complémentaire aux résultats des observatoires économiques régionaux (OER) réalisés en région par les Conseils des chevaux selon une méthodologie commune aux Haras nationaux et à la Fédération des Conseils des chevaux.
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