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Calvados
Un robot rouge pour un élevage dans le vert !

A Moyaux (14), le GAEC de la Beaudrière dispose du dernier-né de la gamme Lely. Avec des courbes généreuses, “l’A4 ne fait pas que traire”. Il contribue à la vitalité de l’élevage, grâce à multiples analyses. S’y ajoute une auge mobile pour que la vache entre en douceur dans “l’ère” du robot.

Des courbes généreuses… Dans son bureau, l’agricultrice dispose d’informations au doigt et à l’œil. Comptage des cellules, taux de rumination ou température sont des exemples d’information aisément accessibles. Graphiques, courbes et diagrammes révèlent l’état sanitaire de son cheptel. “Bien sûr, le robot me retire une astreinte. Mais notre choix ne se justifie pas uniquement par le temps de travail. Le robot ne fait pas que traire. Les données recueillies assurent un suivi précis du cheptel”, témoigne Myriam Morin, associé du GAEC de la Beaudrière qui produit 720 000 litres de lait sur 340 hectares.

"Le robot ne fait pas que traire"
Objectif avoué de l’agricultrice : détecter plus de chaleurs grâce au robot et privilégier le préventif au curatif. “Avec l’ancienne salle de traite, nous ne disposions pas d’informations comme la rumination ou l’activité. C’est hyper important. Certaines chaleurs sont délicates à observer. Le robot, lui, les détecte”. Sur l’écran, un message d’alerte apparaît alors. Autre outil scruté régulièrement par l’agricultrice : la pesée automatique. “Auparavant, nous donnions à toutes les bêtes la même dose de médicament. Nous sommes surpris par le poids de certains animaux. Je pensais que ma vache la plus lourde était une normande.Or, la plus lourde est une Prim’Holstein de 848 kg quand la plus légère ne dépasse pas les 470 kg”.

Une révolution contre la lipolyse

Le robot dispose d’un mode inédit de transport du lait. Une membrane en silicone de la pompe contient 4 litres. De l’air est envoyé dans le cylindre et comprime la pompe. Le lait est donc acheminé vers le tank
sans qu’il ne soit victime de turbulences. “Contrairement aux anciens systèmes, nous limitons les risques de barattage et par conséquent de lipolyse”, justifie Cyril Legoff.

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