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Traite
Un temps de traite divisé par deux et 115 vaches à l’heure à moindre coût

- À Couesmes-Vaucé (53) à quelques mètres de l’Orne et de la Manche, le Gaec de la Rousselaie a choisi un AutoRotor Magnum 40, 24 postes proposé par GEA. Principal argument : le système est évolutif. -A Combourg (35), le Gaec Daufin a trouvé sa solution pour traire 100 vaches à l’heure à moindre coût. Les associés ont opté pour une salle de traite 2 fois 20 armé avec un bras « PosiSwing ».

Roto de traite - À Couesmes-Vaucé (53)

Nous nous orientions vers un système de traite arrière.Mais, nous avons observé plusieurs roto de traite”, explique Christian Piednoir, l’un des 5 associés du Gaec de la Rousselaie. Les structures observées ont freiné leur réticence. Le coût des travaux de maçonnerie était l’un des freins. “Ce critère fait souvent peur. Mais aujourd’hui, grâce à des structures plus légères, la réflexion a évolué. L’implantation d’un AutoRotor est relativement simple. On travaille avec un bâtiment de niveau. On pose le roto à l’intérieur. Les maçonneries sont simplifiées. Le coût est quasi semblable à celui d’aménagement d’un système de traite arrière”, indique Claude Vandeputte, gérant de la société Dynamat.

Des travaux de maçonneries simplifiés
Le temps de traite des 130 vaches laitières est divisé par deux. Soit 1 heure 40, lavage compris. Dans la salle de traite, les normandes lui font tourner la traite. D’un coup d’œil, l’éleveur visualise l’ensemble du roto. “De mon poste, je vois la vache entrer. Elle est détectée par le système informatique DairyPlan. Si une vache fait une mammite, je l’enregistre aussi sur l’écran tactile de la salle de traite. Nous disposons ainsi du carnet sanitaire de chaque vache. Par exemple : je vois une bête à inséminer. Une alerte vocale et sonore m’avertit”.
L’éleveur s’est parfaitement adapté au roto de traite, et vice-versa. “Aujourd’hui, je suis persuadé que toutes les rotos s’adaptent bien à l’éleveur. Chacun choisit son débit de traite. Il suffit de ralentir ou d’accélérer en actionnant le potentiomètre”. Le système pourra également s’adapter aux futures conjonctures laitières. Avec une moyenne d’âge de 40 ans, les 5 associés anticipent l’avenir sereinement. Les bâtiments sont neufs.  Si besoin, le Gaec est prêt à produire plus de lait sans coût supplémentaire. “Un tour de roto, c’est 12 à 15 minutes pour traire 24 vaches de plus. Ces chiffres représentent 150 000 litres de lait en plus par an !”

2 fois 20 postes avec bras posiswing- (A Combourg (35))

Avec 500 000 litres de lait, la 2 fois 5 du Gaec Daufin était devenue obsolète. Du robot au roto, toutes les solutions ont été étudiées. Dans un premier temps, le robot tenait la corde. « J’imaginais ma fille seule sur l’exploitation dans 10 ans. Mais, j’ai observé l’investissement, les coûts d’entretien, la consommation électrique et la durée de vie moyenne de 7 ans. Nous avons donc abandonné l’idée », explique Pierre Daufin. Le roto de traite a ensuite été envisagé pour traire les 100 vaches de la ferme en une heure. La machine séduit. Jusqu’au jour où les membres du Gaec Daufin visite une ferme équipée avec une 2 fois 26. Le coût et la cadence de traite ont séduits les associés. Ces derniers optent donc pour une deux fois 20. « Aujourd’hui, ma fille peut traire seule 115 vaches à l’heure. C’est rapide comparé à l’investissement. On a comparé les devis d’un roto et d’un simple équipement. Résultat : nous avions 110 000 euros d’écart. Cette somme empruntée à 4,5 % représente au bout de 12 ans une belle maison d’habitation. Pourquoi dépenser plus pour produire le même volume de lait avec le même temps ? », insiste Pierre Daufin. Les éleveurs ont également réalisé des économies dans les travaux de maçonnerie. « Pour installer cet équipement, nous avons juste besoin d’un bâtiment de 6 mètres de large. On réduit les coûts de construction. Mais attention, il ne s’agit pas d’une salle de traite au rabais. Nous proposons les mêmes équipement qu’un roto de traite », précise Mickaël Velé, commercial de la société Elevance basée dans la Manche.

115 vaches à l’heure à moindre coût

Face aux roto et autres robots, les salles de traite traditionnelles en mode XXL n’ont donc pas dit leur dernier mot. « Dans nos prospectives, nous nous apercevons que tous les types d’installations devrait encore trouver leur place. Nous misons sur un tiers de robot de traite, un tiers d’autorotor et un tiers de salle de traite. L’aspect économique joue de plus en plus".

 

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