Aller au contenu principal

Un vrai tremplin pour se faire connaître

Manche Pomme de terre, installée à Créances, a misé sur la vente de pomme de terre sous vide, prête à l’emploi à destination des restaurateurs et des collectivités. Un créneau qui a le vent en poupe.

© SB

De formation maraîchère, Farrid Bennour a travaillé dans la restauration avant de changer de métier. Désormais, il est à la tête de Manche Pomme de terre qui fournit les restaurateurs du Nord-Cotentin en pomme de terre épluchée sous vide : frites, pomme de terre vapeur, cube pour rissolée, rondelle pour gratin, pomme de terre grenaille. Et en quelques mois, l’activité a pris de l’ampleur. “J’ai débuté dans un atelier de 22 m2 installé dans mon garage, une éplucheuse et un petit camion” raconte le chef d’entreprise. Il a commencé par embaucher une personne. Les locaux se sont trouvés trop petits rapidement. Et il a saisi l’opportunité d’une ancienne laverie de carottes à Créances pour installer une ligne de production, village de son enfance. Même s’il n’utilise pas les 1 400 m2 de ce bâtiment, il peut développer son activité. Ce qu’il fait petit à petit. La raison de son succès ? “Le direct” répond-il. “On ne fait que du direct”, assure-t-il. Et même si la chaine est mécanisée, Farrid Bennour s’est attardé à trouver le système qui permettait de se rapprocher le plus possible de la coupe manuelle grâce à des procédés artisanaux. Alors il transforme des pommes de terre provenant de deux maraîchers du Val de Saire. Et fin avril, il se rapproche de producteurs de Haute-Normandie. “Je travaille quatre variétés pour avoir une frite, un produit identique toute l’année et de qualité” indique-t-il. 

Se faire connaître
Cette progression d’activité a été marquée par son inscription à la plate forme Agrilocal. “C’est un boucher de Picauville qui m’a donné les coordonnées” se rappelle-t-il. Et très rapidement, les collectivités ont découvert ses produits. “Cela nous a ouvert des portes. C’est un vrai tremplin pour l’entreprise. Le produit n’était pas référencé auparavant”. Alors les ventes ont augmenté. Les deux producteurs Christian Cadel de Le Vicel et Vincent Le Loup de Gatteville-Phare ont suivi l’entrepreneur. Et désormais, ce n’est pas 350 tonnes qui lui sont fournies mais 700 tonnes pour l’année prochaine.

Pouvoir s’étendre
De cette expérience, Farrid Bennour va s’en servir pour étendre le procédé à tous les légumes. “Il nous faut trouver les producteurs pour proposer des carottes en rondelles, des courgettes en cube, des mélanges de soupe, cru sous vide et sans conservateur,” note le patron. Un projet dans lequel il investit 150 000 euros et qui nécessitera l’embauche de deux personnes. “C’est à nous de nous adapter en fonction de la demande. Par exemple, le mélange de soupe pourra être élaboré avec les chefs de cuisine,” indique-t-il. L’aventure se poursuit donc pour ce chef d’entreprise qui croit au produit local dans la restauration collective ou privée. D’ailleurs, la livraison qui reste une problématique pour un grand nombre de producteurs, ne l’est pas pour lui “parce que je m’appuie sur le circuit de livraison des restaurants”.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

tuberculose bovine
Dans la Calvados, un 7e cas de tuberculose bovine confirmé
Le GDS et la DDPP confirment, mardi 13 avril2021, qu'un septième foyer de tuberculose bovine a été détecté dans le Bessin.
SAMA THIBERVILLE 27
Un pôle fruits-légumes-arboriculture au départ de Thiberville (27)
Depuis le 1er mars, la Sama propose un pôle fruits-légumes-arboriculture au départ de Thiberville (27). Au commerce : Olivier…
Christian et Catherine Duchemin vendent La Ferme du Val d’Odon à Alain Datin
Christian et Catherine Duchemin passent la main. Alain Datin, aussi directeur du négoce D2N, a pris la tête de La Ferme du Val d'…
TUBERCULOSE BOVINE, REUNION THURY HARCOURT
Tuberculose bovine : la profession réclame efficacité et rapidité
Jeudi 18 mars, à Thury-Harcourt, les éleveurs de Suisse normande étaient invités à une réunion sur la tuberculose bovine, à l’…
Le Haras national du Pin proposé à la cession pour un euro symbolique
La préfète de l’Orne propose de céder le Versailles du cheval pour 1 € symbolique. Françoise Tahéri a annoncé la nouvelle mardi…
Saint-Louis Sucre : « La fermeture de Cagny, c’est du foutage de gueule »
Loïc Touzé, salarié Saint-Louis Sucre et délégué syndical FO, s'insurge de la fermeture de la sucrerie, annoncée le 31 mars 2021…
Publicité