Aller au contenu principal

Dans les années 60
Une alternative à l’exode rural

Le 29 juin, la Maison familiale et rurale (MFR) de Maltot fêtera ses cinquante ans. Retour sur l’histoire de cet établissement, qui depuis 1963, a accompagné la transformation agricole de la région.

© DR

“Il fallait accompagner l’exode rural, relate Georges Laignel,  l’actuel directeur de la MFR de Maltot, et ancien élève de l’établissement, dans le milieu des années 70.  Dans les années 60, des hommes du Calvados comme Jacques Laberthe, alors directeur de la maison du paysan à Caen, ou M. Picard, ont voulu montrer qu’il y avait un autre chemin possible que d’aller à la ville sans qualification. Une voie qui permettrait  aussi de maintenir de la vie et de l’activité en mileu rural. Ils avaient déjà bien compris que cela passerait par la qualification et le développement des métiers para-agricoles. Ils ont misé là dessus”. C’est ainsi qu’en juillet 1963, après une dizaine d’années où différentes tentatives d’enseignement agricole à Maltot se sont succédées, le centre de promotion sociale (CPS) est créé au château, sur le modèle des maisons familiales et rurales alors en plein développement (même si la première MFR fut fondée en 1937 dans le Lot et Garonne). Le CPS accueille alors une trentaine de stagiaires adultes. Jacques Laberthe est nommé secrétaire général de l’établissement. Les stagiaires d’alors avaient tous un expérience du travail en agriculture et s’orientaient vers des professions para-agricoles.

Le bac en dix mois
“Au départ, le centre accueillait principalement des jeunes qui ne pouvaient plus rester dans les exploitations agricoles et qui  avaient besoin de se former pour rebondir, notamment dans le secteur para-agricole, détaille Georges Laignel. A Maltot, ils pouvaient obtenir un niveau bac en dix mois, et accéder ainsi à l’enseignement supérieur, pour devenir cadre, formateur, conseiller, banquier ...” Le CPS commence à se diversifier à la fin des années 60 dans le secteur industriel, puis vers les plus jeunes avec la création de l’IREO de Maltot. Depuis lors, l’établissement n’aura jamais cessé de travailler avec un double public, de jeunes et d’adultes.

Vers des formations supérieures
Les années 80 seront par la suite marquées par d’importants besoins de reconversion professionnelle. Au cours des années 90, la MFR développe des formations pour adulte, pour répondre à la demande émergeante avec les droits et les congés individuels de formation. A cette même époque, le BPREA de Maltot assure une installation sur trois dans le département. Dans les années 2000, la MFR met en place des formations supérieures de type BTS. L’établissement s’adapte également à un public de demandeurs d’emploi, développe les bacs pros et se diversifie en gérontologie et maître chien. Les années 2010 verront l’arrivée du DUT par alternance , et l’apparition prochaine du BTS ACSE (gestion). Aujourd’hui, l’établissement accueille chaque année environ 430 personnes en formation.

Valeurs intactes
“Coller à la réalité professionnelle, croire dans la capacité des gens, avoir un esprit d’ouverture ... Dans les grandes lignes, les valeurs de Maltot n’ont pas bougées, assure Georges Laignel. Je ne suis pas tellement nostalgique, les jeunes que nous accueillons aujourd’hui ont toujours l’envie d’apprendre, nous essayons de leur donner de l’ambition, et la motivation pour travailler. L’enjeu est toujours le même, il n’y a pas de réussite sans efforts”.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Le méteil implanté cet automne pourra être récolté en ensilage en mai.
Sécheresse : miser sur les prairies sous couvert
Alors que les fourrages manquent, le semis de prairie sous couvert de méteil est encore possible. Mais il la remise des bêtes au…
Dans l'Orne, en 2024, la Ferme des chèvres brasseuses a inauguré son investissement de 600 000 euros pour changer d'échelle.
Les bières locales dans le creux de la vague en Normandie
Au Fêno, parmi les nouveautés, un bar à bières rassemblera 17 brasseries artisanales de Normandie. La filière ne connait plus la…
"Il faut s'adapter aux aléas climatiques", clame Samuel Courvallet, exploitant et maire de la commune de Pierrefitte-en-Cinglais. Il a engagé un projet de retenue collinaire, mais le stockage des eaux hivernales divise en local.
"Je trouvais utile de récupérer cette eau, plutôt qu'elle aille à la mer" : dans le Calvados, il crée une retenue collinaire
En Suisse Normande, à Pierrefitte-en-Cinglais, Samuel Courvallet aménage une retenue d'eau collinaire. L'arboriculteur voit dans…
La série 7 du robot Agbot (marque AgXeed) peut être équipée d'un outil allant jusqu'à 18 m avec ses 230 ch. L'autonomie court jusqu'à 24 heures.
La Cuma de Sassy teste le robot AgBot
La Fédération des Cuma Normandie Ouest, en partenariat avec la Cuma de Sassy, a proposé une démonstration du robot autonome…
Le cochon de Bayeux et ses copains des autres races patrimoniales normandes sera au Fêno tout le week-end à Caen
Fêno à Caen : le meilleur de la Normandie à dévorer ce week-end
Du 16 au 18 octobre 2026, le Festival de la Normandie revient au Parc des expositions de Caen avec 420 exposants. Entre…
"Le seul dossier que je veux bien continuer de regarder, c'est la RN 12, car le sud de l'Eure et l'Orne ", dit Hervé Morin
"L'investissement sur les routes, c'est terminé"
La Région Normandie prépare son budget 2027. Les ressources diminuent et l'investissement plafonnera à 550 millions d'euros. Il y…
Publicité