Aller au contenu principal
Font Size

Seconde générale et technologique au Lycée agricole de Sées
Une année originale pour mettre le pied à l’étrier

“Je suis fils d’agriculteur et j’aime ce métier mais je voulais rester dans le général pour ne pas me fermer de portes”. A 15 ans, Quentin Bousselet a su faire preuve d’une sage mâturité en optant pour une seconde générale et technologique.

Quentin Bousselet, Mathieu Besniard (élèves) et René Vaudouer (directeur de l’ELPLEFPA d’Alençon-Sées) : 80 % des élèves de seconde générale et technologique poursuivent vers un bac technologique. 
Quentin Bousselet, Mathieu Besniard (élèves) et René Vaudouer (directeur de l’ELPLEFPA d’Alençon-Sées) : 80 % des élèves de seconde générale et technologique poursuivent vers un bac technologique. 
© TG

Son collègue de promotion, 15 ans aussi, a fait le même choix. Une motivation différente ? Tout est dans la nuance. Agriculteur, Mathieu Besniard veut le devenir assurément.
Il a simplement besoin de confirmer cette vocation.

40 élèves pour un potentiel de 56
Le Lycée agricole de Sées comptabilise 40 élèves (une classe de 16 et une autre de 24) en seconde générale et technologique pour un potentiel de 56. René Vaudouer (directeur de l’ELPLEFPA d’Alençon-Sées) lance donc un appel :  “il y a de la place pour la rentrée 2010/2011”. Les objectifs de la seconde générale et technologique sont multiples : acquérir de bonnes méthodes de travail, combler éventuellement ses faiblesses, consolider ses bases et définir son projet personnel d’orientation. Elle s’adresse aux élèves de 3ème attirés par les métiers de l’environnement, de l’agriculture, du cheval ou des services. Un large potentiel qui s’ouvre sur un éventail de prolongements : 1ère STAV  (Aménagement et valorisation de l’espace, production agricole, service en milieu rural) dans l’établissement, 1ère S dans l’enseignement agricole ou rejoindre les filières classiques de l’éducation nationale (S, STG, ES...). “Mais 80 % des élèves poursuivent vers le bac technologique”, précise René Vaudouer.

Une problématique sur un territoire
La spécificité de cette seconde repose sur le module EATC (Ecologie, Agronomie, Territoire, Citoyenneté).
Nous nous intéressons à une problématique sur un territoire avec une approche transversale.” Un exercice pluridisciplinaire qui permet d’aborder la biologie, l’agronomie, la phytotechnie, la zootechnie, l’économie, l’éducation socio-culturelle, l’histoire, la géographie...
Quentin et Mathieu ont planché sur la pomme : du verger à la commercialisation du cidre et produits dérivés. L’an dernier, c’est la problématique de l’eau au niveau d’un bassin versant qui a été au cœur des travaux. En option, le Lycée agricole de Sées propose un module “hippologie-équitation” qui offre la possibilité aux élèves de pratiquer l’équitation mais aussi de passer un galop par an jusqu’au galop 5. Cette option peut être maintenue en 1ère et terminale et présentée au baccalauréat. En résumé, la seconde générale et technologique : une façon originale de mettre le pied à l’étrier.

BTS “Service en Espace Rural” : une formation aux multiples débouchés
Mal connu, le BTSA (Brevet de Technicien Supérieur Agricole) “Service en Espace Rural” est dispensé à Sées depuis 10 ans. Il ouvre la porte à une multitude de métiers au sein des collectivités territoriales ou assimilés (communes, communauté de communes, Conseil général ou régional...), organismes consulaires (chambre d’agriculture, de commerce et d’industrie...), associations (dans les secteurs des services aux personnes, du développement agricole, du patrimoine...) et de sociétés privées (agences de voyages, agence de développement, bureaux d’études...). Le Lycée compte une quinzaine d’étudiantes et étudiants par promotion qui viennent de tous types de bac. Là encore, la formation se veut pragmatique et en lien étroit avec des projets locaux de développement. Portage de repas à domicile pour le compte d’une CDC (Communauté de Communes), réaménagement d’un centre bourg avec consultation des habitants, mise en réseau de producteurs locaux avec des circuits courts de distribution, création de circuit agrotouristique de découverte(...), que du concret et une première expérience qui peut faire la différence au moment de l’entretien d’embauche.    Th. G.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

MALTRAITANCE CHEVAUX
Un cas dans le Calvados et un dans l'Orne: vigilance et bon voisinage contre les actes de barbarie sur les équidés
Le 25 août 2020, un cheval ornais est retrouvé avec une entaille à l’encolure. Vendredi 28 août 2020, deux chevaux du club…
VEAU 1835
Matricule 1835, levez-vous !
« Matricule 1835, levez-vous » ou l’histoire d’un veau condamné à ce que ses données morphologiques soient retirées de l’…
Armand Prod’homme JA 61
" Pas d’élevage, pas de paysage "
Armand Prod’homme, 22 ans, est en cours d’installation au Gaec Olo, à Livaie, dans le secteur d’Alençon. Le nouveau responsable…
RIP
Un outil d’expression démocratique à l’épreuve de la réalité des élevages
Mercredi 16 septembre, JA 14 a invité les parlementaires du département chez Samuel Biderre, éleveur, entre autres, de veaux de…
OPNC LACTALIS
Lactalis : L’accord-cadre est signé
L’OPNC (Organisation des Producteurs Normandie Centre) est la première des neuf OP adhérentes à l’Unell a avoir signé un accord-…
MLC AG
La revanche de la coop sur le grand export
Mardi 8 septembre, les Maîtres Laitiers du Cotentin étaient réunis en assemblée générale. La coopérative annonce la négociation…
Publicité