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moissons
Une belle récolte pour une année très atypique

A Olendon (14), près de Falaise, Olivier Duval et Rodolphe Lormelet sont rassurés par les rendements de leurs cultures, après les mauvais résultats de 2011.

Pas si simple de réaliser un reportage sur les moissons. Les parcelles d'orge et une partie des colzas ont souvent été battus entre les gouttes, mais en début de semaine, le gros des blés devait encore rester sur pied, faute de maturité suffisante. Ce lundi 30 juillet, la rumeur courait néanmoins que deux jeunes irréductibles moissonneurs battaient de l'avoine porte-graine à Olendon. Le rendezvous est donc pris dans la petite commune du Calavados, près de Falaise, chez Olivier Duval et Rodolphe, deux céréaliers qui échangent entre eux matériel et main d'oeuvre. Dans cette enclave entre le Pays d'Auge et les Monts d'Eraines, dont les courants ascendants font aussi le bonheur des pilotes de planeur, il y fait plus sec qu'ailleurs. “Il y poussait autrefois de la vigne et un notaire passionné a d'ailleurs replanté un vignoble à une encablure de la commune”, note Rodolphe Lormelet. Pas étonnant donc que les deux jeunes agriculteurs aient déjà bien avancé dans leurs récoltes. L'orge, le colza et les blés précoces étaient déjà engrangés et les blés tardifs étaient presque mûrs. Quant-à l'avoine, à 13 % d'humidité environ, la culture était vraiment prête à être moissonnée.

 


Le printemps pluvieux a sauvé les rendements

“La météo nous a fait peur toute l'année, mais aujourd'hui on engrange globalement une belle récolte pour toutes les cultures, souffle Olivier Duval. C'est rassurant après les résultats médiocres de l'an dernier. Et puis nous avons de la chance, cette année toutes les cultures se trouvent à maturité pil poil au bon moment, mise à part quelques colzas qui ont bien du mal à mûrir. Après l'avoine, il ne nous restera plus que les blés tardifs. Le printemps pluvieux a sauvé la récolte. Le mois de juin a été idéal pour le remplissage du blé, et je me retrouve avec de très bons poids de mille grains. Mais certains dégâts n'ont pas été rattrapés. Les colzas sont très hétérogènes. Avec un automne très doux, la végétation était exubérante à l'abord de l'hiver. Certains bourgeons terminaux ont souffert du froid. Je pense que cela s'est joué à un ou deux degrés près, ce qui pourrait expliquer que dans une même parcelle mon rendement ait pu passer de 2 à 5 tonnes par hectares suivant les endroits”.

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