Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Transformation à la ferme ou vente directe.
Une bonne idée

Se former avant de créer une activité de transformation à la ferme ou de vente directe.

Dans le contexte actuel, vous êtes de plus en plus nombreux à vouloir vous lancer dans la transformation à la ferme ou la vente directe. Ces activités, menées à titre professionnel, ne s'improvisent pas, et il peut être utile de se former… Témoignage de Mélanie Leconte, de Surtainville, dans la Manche, qui s'est lancée récemment dans la vente directe de viande bovine, après avoir suivi la formation “Créer une activité de transformation à la ferme ou de vente directe” organisée par la Chambre d'agriculture l'hiver dernier.

Où en étiez-vous dans votre projet au moment de vous former?
Mon conjoint, Michel, est installé depuis 1996. Depuis 2006, il est seul sur la ferme laitière avec un troupeau de Normandes et je travaille sur Cherbourg. Depuis 2 à 3 ans, nous pensions développer la vente directe, soit avec une personne supplémentaire, soit en envisageant mon installation. Lorsque j'ai su que cette formation aurait lieu, j'ai décidé d'y participer afin d'en savoir plus sur la réglementation. J'avais beaucoup d'idées en tête, mais sans avoir entrepris de démarche particulière.

Que vous a apporté la formation ?
Toutes les informations nécessaires à la réflexion sur le projet ! J'ai découvert la diversité des circuits de commercialisation, et pu réfléchir de façon globale sur mon projet. La diversité des intervenants a aussi permis d'avoir des réponses précises sur la réglementation sanitaire, la fiscalité, l'installation en agriculture, ou la rentabilité de mon projet (grâce à un tableur informatique)…


Et après la formation, qu'avez-vous mis en place ?
J'ai pris des renseignements complémentaires auprès des intervenants, et nous nous sommes lancés, de façon progressive !

Se retrouver à plusieurs, un avantage ou un frein ?
C'est un réel avantage : cela permet d'échanger avec des personnes qui ont déjà de l'expérience dans la vente directe, de connaître les projets des autres, d'en échanger ensemble…

Comment votre projet  a-t-il évolué ?
Au départ, je pensais développer une boucherie charcuterie traiteur à la ferme, ainsi que la transformation de produits laitiers, et je ne m'étais absolument pas rendue compte du temps de travail que cela pouvait représenter : il aurait fallu travailler jour et nuit, ou embaucher un salarié. Nous avons donc revu nos objectifs à la baisse, en décidant dans un premier temps de se consacrer à vendre ce qui émanait de la production existante : le lait, et la viande. Nous commençons par de la vente directe de viande bovine, sans gros investissement : les clients commandent, l'abattoir passe chercher une bête et nous ramène les morceaux découpés, sous vide, en caissette, quelques jours plus tard, puis je livre la viande.

Quels ont été les investissements ?
Pour l'instant, j'ai acheté un caisson frigo où je stocke la viande (je peux le mettre dans mon véhicule), et qui m'a coûté 4 600 €. J'ai réalisé mes outils de communication (publicité) à la maison. Si je souhaite développer mes ventes de façon conséquente, il me faudra investir dans un budget publicitaire.

La vente directe a-t-elle modifié vos pratiques ?
Pour l'instant non, mais si les quantités augmentent, il nous faudra sûrement modifier le fonctionnement de l'atelier d'engraissement.

Que vous reste-t-il à faire aujourd'hui ?
Aujourd'hui, je reste salariée à l'extérieur, ce qui permet de tester le marché sans prendre trop de risques. Si l'on veut vendre son produit, faire des démarches vers les clients, prospecter, se faire connaître est indispensable.  J'ai beaucoup utilisé le bouche à oreille, mais je contacte aussi des magasins, je dépose des publicités en boulangerie… Je souhaiterais aussi que notre produit puisse être reconnu, notamment par un label de qualité tel que Manche Terroirs. Dans quelques temps, nous réfléchirons aussi à la mise en place d'un atelier de transformation de produits laitiers…

Anne Manach
Chambre d'Agriculture de la Manche
amanach@manche.chambagri.fr

Vous aussi, vous voulez vous lancer dans la transformation à la ferme ou la vente directe ?
La Chambre d’agriculture de la Manche propose une session de quatre jours afin de permettre aux personnes qui le souhaitent de construire leur projet. Pour se poser les bonnes questions avant de se lancer et appréhender les points essentiels de la construction de son projet, sur les plans technico-économiques, humain, réglementaire…
Dates : 17, 24 novembre, 1er et 8 décembre 2009, de 9 h 30 à 17 h, à la Maison de l'Agriculture à Saint-Lô. Renseignements et inscriptions au 02 33 06 48 89 ou bienvenue@manche.chambagri.fr

Vous avez des projets de diversification ?
N'hésitez pas à contacter votre Chambre d'agriculture départementale qui pourra vous accompagner dans votre projet de transformation à la ferme ou de vente directe.
- CA 14 : Caroline Kervarec
02 31 70 25 59
- CA 61 : Yannick Mille
02 33 31 48 07
- CA50 : Anne Manach
02 33 06 48 89

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Agriculteur Normand.

Les plus lus

Une bouteille de cidre par semaine éloigne la crise et sauve le verger
Il suffirait que chaque foyer normand achète une bouteille de cidre par semaine pour sauver la filière cidricole malmenée par la…
« C’est inadmissible que l’on n’arrive pas à être reçu par les ministres de l’Agriculture et des Finances »
Au moment où la filière vitivinicole cherche à négocier des aides avec le gouvernement pour sa survie, la filière cidricole…
Agneau du Gaec Le vent des marais
Un nouvel abattoir en vue ?
Fin 2018, l’abattoir de Beuvillers fermait définitivement ses portes. Un abattoir de plus qui, en stoppant son activité, a eu…
Accepter un peu d’inflation alimentaire
« Nous sommes des besogneux. On nous demande de la montée en gamme et du local avec de plus en plus de contraintes et nous…
Élodie et Baptiste Leclerc (50)
Témoignage d'Élodie et Baptiste Leclerc, éleveurs de veaux à Le Mesnilbus (50)
Élodie et Baptiste Leclerc élèvent des veaux à Le Mesnilbus (50) en intégration chez Denkavit. Âgés tous les deux de 31 ans, ils…
En attendant les JO, Éric Delaunay tire les corvidés
Dans le département, la pression corvidés se fait sentir. Pour y remédier, le tir est autorisé, même en période de confinement. À…
Publicité