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Charolais
Une conduite extensive, des résultats intensifs !

A Saint-Pierre-sur-Dives, Philippe Pralus élève des charolaises depuis 25 ans. L’éleveur ouvrira les portes de son exploitation le 25 avril, lors de l’assemblée générale du syndicat de la race.

"J’ai démarré en race pure dès mon installation. J’ai découvert la charolaise lors d’un voyage dans l’Allier. Son développement squelettique et son gabarit m’ont toujours impressionné”, témoigne Philippe Pralus. L’éleveur met également en exergue des débouchés multiples : taurillons, bœufs, génisses de viandes et vaches de réformes se vendent bien.

Naisseur-engraisseur
Philippe Pralus réalise 50 vêlages par an et dispose de 37 droits à prime. L’homme est installé en système naisseur-engraisseur. Aucun animal n’est vendu en broutard. “Les taurillons présentent encore des cours avantageux. Je pense qu’avec des animaux de qualité, on est moins touchés par la Fièvre Catarrhale Ovine. Et lorsqu’un éleveur peut engraisser ses animaux, il bénéficie de sa génétique jusqu’au bout”. Justement, Philippe Pralus soigne la génétique et bénéficie des bonnes croissances de ses animaux. A 15 mois, ses animaux atteignent les 425 kg de moyenne. Son dernier lot a été classé U et vendu 3,35 euros le kilo. L’an passé, l’éleveur a même réformé deux vaches à 550 kilos. “Les réformes varient le plus souvent entre 460 et 500 kg”, précise l’agriculteur.

Un caractère plutôt tardif
Magicien, un taureau de 10 ans, a marqué l’élevage. “Avec lui, nous avons beaucoup travaillé sur le squelette et la carcasse. Les bouchers n’aiment pas les animaux trop osseux. Aujourd’hui, la charolaise a donc des arguments. Surtout que les difficultés de vêlage de la race dans les années 70 n’existent plus”. Sur son exploitation, Philippe Pralus réalise 70 % d’inséminations. Il achète des paillettes de grands raceurs : Vladimir, Nectarjerc ou Rodin. “Il s’agit de taureaux très complets. Vladimir est par exemple une assurance en lait”. Philippe Pralus sélectionne également son troupeau à travers trois critères : la morphologie, la généalogie et les index. Reste à définir la marge de progression de l’élevage. “J’ai une souche un peu tardive”. Cette position n’est pas totalement partagée par Raphaël Heurtaux, président du syndicat de la race. “Je crois que c’est plutôt une qualité. Le caractère tardif permet de compenser la période hivernale où la croissance est moins soutenue. Tout dépend du système”. Et Raphaël Heurtaux a sa définition de ce système : extensif dans la conduite et intensif dans les résultats. L’hiver, la ration est essentiellement composée de foin et de betterave. L’été, les animaux goûtent à l’herbe. C’est une partie de la recette du succès de Philippe Pralus.

V.M.
Assemblée générale le 25 avril
 
* A partir de 14H00 chez M. Philippe PRALUS, route de Livarot à Saint-Pierre sur Dives.
Et à partir de 16H30 – Salle du Restaurant « LES AGRICULTEURS », 118 rue de Falaise à Saint Pierre sur Dives.
* Au programme
- Visite d’exploitation.
- Présentation du programme « Vêlages faciles » du Herd Book Charolais par Mickaël Daheron, animateur HBC de la Région Ouest.
- Présentation des résultats départementaux de la race Charolaise
par Vincent Lecoq, technicien Bovins Croissance.
- Assemblée générale extraordinaire et ordinaire.
- Apéritif et repas (20 euros sur inscription).
* Renseignement : Tél. 02 31 70 25 06 – Fax 02 31 70 25 22
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