Pousse de l'herbe
Une dernière coupe ?
En Normandie, la croissance journalière de l'herbe est en moyenne de 25 kg de matière sèche par hectare.
Malgré le thermomètre qui se rapproche de plus en plus des moyennes automnales habituelles, l'herbe profite des pluies de la semaine passée. Certaines prairies voient leur hauteur moyenne atteindre à peine 5 cm alors que d'autres, surtout à l'est de la région, ont des hauteurs moyennes de plus de 7 cm.
Une dernière fauche peut être envisagée si les parcelles sont à plus de 11 cm à l'herbomètre et/ou si elles ne sont pas pâturables. Réussir son chantier en automne nécessite quelques précautions.
En octobre, les rosées et les nuits plus fraîches compliquent fortement le préfanage, à moins d'avoir une fenêtre météo idéale (c'est-à-dire plus de cinq jours secs, des nuits douces à plus de 11 °C et un vent sec et régulier). Sans cela, privilégiez une récolte d'un fourrage humide.
Une coupe à envisager dès 7 cm de hauteur
La hauteur de fauche a son importance. Sept centimètres sont un bon compromis pour allier volume convenable, séchage satisfaisant et faible incorporation de terre.
Gardez un œil sur le taux de matière sèche : viser les 50-60 % de matière sèche et ne pas descendre sous les 40 % (risque butyrique et action des protéases qui baissent la valeur azotée).
Enfin, le pressage et le filmage ne sont pas à sous-estimer. Des balles suffisamment denses et régulières permettent de limiter la quantité d'air emprisonnée. L'intégrité du film doit ensuite être préservée afin d'éviter les entrées d'oxygène et le développement de moisissures. Portez une attention toute particulière aux tiges rigides qui peuvent perforer le film.
Ce fourrage d'automne n'aura pas les mêmes caractéristiques qu'un enrubannage de printemps. Il convient ainsi de prendre en compte la qualité de ce fourrage avant de l'incorporer dans la ration.